Les âmes grises

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ames grisesPhilippe Claudel – Stock – 2003 – 288 p.

Autre coup de coeur en forme de leçon de rattrapage (j’étais en effet passée à côté de ces deux romans lors de leur parution),  avec Les âmes grises de Philippe Claudel. Dans un style différent mais tout aussi fin, précis et efficace que celui de Laurent Gaudé, ce sont cette fois les souvenirs d’un narrateur qui se dévoile au fil des pages – preuve du sens de la théâtralité parfaitement maîtrisé par l’auteur – qui sont évoqués là, avec pour décor les Ardennes de la Grande Guerre. Mais si la barbarie et la cruauté humaines sont présentes, c’est moins en raison des combats – proches et lointains à la fois – que du meurtre d’une fillette de dix ans, connue de tous les habitants du coin sous le nom de « Belle de jour ». Ce fait divers est l’occasion pour le narrateur de dresser le portrait, bien des années après, de tous les protagonistes de l’affaire, dont on se demande bien s’ils peuvent avoir été mêlés de près ou de loin à cet assassinat. Car il n’est dans cet endroit que des « âmes grises », à savoir des gens ni totalement bons ni totalement mauvais, pétris de secrets, de failles, de doutes et de regrets. C’est également pour lui l’occasion de passer à d’autres aveux, plus personnels et intimes, car il se sait à la fin de sa vie et veut par là soulager sa conscience.
Très beau livre là encore que ce roman, également primé à sa sortie et à juste titre. Le talent de Philippe Claudel est ici de faire d’une histoire qui aurait pu être une intrigue de plus, divertissante mais sans attrait particulier, un récit soigné, rehaussé par une écriture fluide, qui tient en haleine et laisse, une fois le livre refermé, un sentiment de profondeur et de grande justesse.            

Le soleil des Scorta

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Le_soleil_des_scortaLaurent Gaudé – Actes Sud (Babel) – 2004 – 283 p.

Difficile d’écrire ne serait-ce que quelques lignes à propos d’un livre aussi dense, au style aussi impeccable que Le soleil des Scorta… Ce n’est pas pour rien que ledit roman a obtenu le Goncourt – entre autres – en 2004, année de sa parution. Si je devais commencer par planter le décor, je dirais donc qu’il s’agit d’une véritable « saga » familiale – sans qu’il y ait quoi que ce soit de péjoratif dans l’emploi de ce terme – celle des Scorta Mascalzone, que l’on suit sur trois générations de la fin du XIXè au milieu du XXè siècle. J’ajouterais qu’il existe une unité de lieu, ou presque – mais rien d’étonnant puisque Laurent Gaudé est également homme de théâtre : le village de Montepuccio au coeur des Pouilles, région aride et âpre qui forge chez ses habitants le caractère rude et entier que l’on retrouve en chacun des personnages. L’histoire d’une famille donc, avec ses secrets, ses blessures, ses drames mais aussi ses bonheurs simples. Une fratrie attachée à son nom, à sa terre, à son honneur, chacun de ses membres ayant conscience du rôle qu’il a à jouer dans l’histoire familiale.
Vous l’aurez compris : j’ai beaucoup aimé ce livre, et particulièrement l’écriture de Laurent Gaudé. Chaque mot semble choisi, pesé, mesuré avec justesse. Pas un de moins ni un de trop. Ce style minimaliste et précis sert d’autant mieux l’histoire que les personnages eux-mêmes se contentent de peu (de mots notamment). J’ai également beaucoup aimé le fait que, au-delà même d’une chronique familiale, ce livre parle des hommes et des relations humaines, d’une certaine mesure de façon universelle, qui fait que chacun peut y trouver une vérité. Une vraie découverte donc, et un coup de coeur.

Un printemps à Tchernobyl

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tchernobylEmmanuel Lepage – Futuropolis – 2012 – 162 pl.

Avant de lire cet album, j’en avais d’abord entendu et lu beaucoup de bien. Compte tenu de l’offre foisonnante en matière de BD ces dernières années, et donc des choix nécessaires à opérer lorsque l’on souhaite se tenir au courant de l’actualité (on ne peut pas tout acheter ni tout lire…), je me suis dit que cet album tombait bien et que j’allais me faire ma propre opinion en le lisant à mon tour. Autant dire qu’une fois l’album refermé je n’ai pas été déçue… Nous avons affaire ici à du « lourd », de la qualité, bref ce one-shot vaut vraiment le détour.
Conçu par son auteur, Emmanuel Lepage,
 comme un « reportage en dessin », Un printemps à Tchernobyl est un documentaire sur les gens et les lieux témoins de la plus grande catastrophe nucléaire du XXème siècle, vingt ans après les faits. C’est le récit autobiographique d’un voyage en terre inconnue, dont le nom seul véhicule – après toutes ces années, encore – crainte, peur, effroi, réticence, rejet.
Lorsqu’il arrive à Tchernobyl, il est frappant de constater que la question que se pose Emmanuel Lepage tourne autour du bien fondé, de la légitimité de sa présence sur ce sol. Il n’est en effet pas là par hasard, mais bien pour apporter son témoignage sur un quotidien dont peu de choses filtrent et ne parviennent jusqu’à nous. Mais il semble pourtant ressentir profondément le sentiment d’être un étranger dans cet endroit hostile. Et pourtant, c’est bientôt une véritable découverte, une révélation, qu’il expérimente. Au contact de ces lieux et de ses habitants, malgré toutes les précautions à prendre dans la vie de tous les jours, ce sont certes des gens fatigués, malades, physiquement marqués ; des habitations détruites, des lieux laissés à l’abandon, pillés ; des signes de la dangerosité des lieux. Mais aussi des paysages magnifiques en ce début de printemps, et une certaine joie de vivre, notamment chez les enfants nés après la catastrophe. Bref, sans doute tout à fait autre chose que ce qu’il s’attendait à trouver en entamant son reportage. C’est pourquoi Emmanuel Lepage avoue à la fin de son périple : « Ce n’est pas la mort que je suis venu toucher… mais ce qui me fait peur, ce qui se dérobe à mon regard… l’inconnu… le mystère… et c’est la vie qui m’a surpris. »
Pour terminer, quelques mots sur le dessin lui-même, car n’oublions pas qu’il s’agit là d’un reportage, certes, mais « en dessin ». Graphiquement, l’album est particulièrement réussi. Les planches aux teintes sombres, sublimes, alternent avec des dessins de couleurs (aquarelles et pastels), mélange qui renforce le sentiment selon lequel les lieux de désolation côtoient ceux où la vie reprend le dessus. Bref, scénario et dessin s’allient pour donner un album que l’on referme en ayant le sentiment d’avoir, l’espace d’une lecture, grandi un peu, et surtout réfléchi à… (je vous laisse ici remplir l’espace laissé libre ; pour moi ce serait sans doute : le sens de la vie, la mort, l’autre et la nécessité du vivre ensemble).

Je reviendrai avec la pluie

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je-reviendrai-avec-la-pluie-787172Takuji Ichikawa – Flammarion, 2012 

Quel jour mieux choisi qu’un jour de pluie pour renouer avec notre blog, après des semaines d’absence ? A fortiori, et comme un fait exprès, pour vous parler d’un véritable coup de coeur pour un roman au titre évocateur, et en l’espèce totalement approprié : « Je reviendrai avec la pluie » ? Oui, je sais, c’était facile. Mais encore fallait-il y penser… Eh bien, fatalité de la météo oblige – celle-ci se faisant assez capricieuse en ce mois de mars réputé pour l’être – c’est sous un soleil radieux et printanier que j’écris ces quelques lignes.
Nous nous devions en effet de rassurer nos trèèèès nombreux lecteurs (en particulier la Tribu d’Anaximandre
), désespérés de ne plus nous voir par ici. Oui, je plaisante bien sûr, et vous le savez bien.
Là où
je ne plaisante pas, en revanche, c’est au sujet du coup de coeur qui est le mien pour ce roman paru au Japon en 2006, où il a dépassé la barre du million d’exemplaires vendus. Ne sachant trop à quoi m’attendre en commençant sa lecture, je me suis laissée prendre petit à petit par l’histoire et le caractère « fantastique » (au sens de surnaturel) des évènements racontés par le narrateur, qui n’est autre que le principal protagoniste du livre. Le sujet de départ, peu gai comme vous allez le comprendre, pouvait pourtant sembler peu original : Takumi et Yuji, un père et son jeune fils de 6 ans, se retrouvent seuls et désemparés après le décès de leur femme et mère, Aio. Pour aider Yuji à surmonter son chagrin et cette absence irremplaçable, Takumi invente la planète Archive (appelée « Archevie » par Yuji, dans un lapsus assez révélateur), sur laquelle Aio habiterait désormais en compagnie de tous les défunts. Un au-delà imaginaire mais qui possèderait une existence bien réelle en sorte. C’est d’ailleurs pour cette raison là que Takumi s’attache chaque jour à donner à Archive une physionomie et des qualités propres au gré des questions de Yuji, lui permettant ainsi de donner un peu de sens à cette perte absurde. Ce que Takumi passe sous silence en revanche, sans doute pour ne pas dévoiler un secret qui pourrait être éventé et compromettre sa concrétisation (si l’on peut dire les choses ainsi…), c’est que Aio lui a promis à la veille de sa mort qu’elle reviendrait au début de la saison des pluies afin de s’assurer que tous les deux s’en sortent bien, malgré tout. En dépit du caractère irrationnel de cette promesse, Takumi est convaincu qu’Aio apparaîtra bel et bien dès les premières gouttes de pluie tombées. Et en effet, la prophétie s’accomplit bientôt. N’osant d’abord y croire, l’enfant hésite à approcher de sa mère, qui vient d’apparaître dans cet endroit précis du bois où ils avaient l’habitude d’aller se promener tous les trois. Petit à petit les deux hommes font le premier pas en direction de cette femme qui semble ne pas comprendre ce qu’elle fait là.  Car Aio est devenu amnésique. Il va donc lui falloir faire connaissance à nouveau avec ce jeune fils, et ce mari si particulier (on comprend mieux pourquoi au fil de la lecture), et réapprendre tout ce qui faisait son quotidien. Serait ce le point de départ d’une nouvelle vie pour cette famille de nouveau réunie ? Et d’une nouvelle histoire d’amour pour ce couple ?
Dès les premières lignes, j’ai été séduite et captée à la fois par l’histoire et le style de la narration, fluide et d’une grande simplicité, mais néanmoins non dépourvu de poésie. Mais, et c’est peut-être ce qui fait que j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce roman, c’est une très belle histoire d’amour qui nous est racontée ici, et celle-ci m’a profondément touchée et émue. Car si l’on se doute de l’issue de ces retrouvailles, le roman ne sombre à aucun moment dans la mièvrerie. Bien au contraire, il va directement au coeur du lecteur et interroge sur le sens profond de l’amour qui anime, qui fait vivre, qui pousse celui qui aime et celui qui est aimé à aller au-delà de ses propres capacités et limites. Bref, c’est un livre qui fait du bien, même s’il n’est pas dépourvu de mélancolie. Pour toutes ces raisons, je vous en recommande la lecture : par temps de pluie bien au chaud sous la couette, ou au contraire au soleil du printemps, étendu(e) dans l’herbe…

Maïthé l’araignée

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Araignée Macro Doy

EOS 20D, EF 100mm f2.8 macro, ISO200 1/250s f/7.1

Quand Maïthé mange elle n’aime pas être dérangée. La vie de star hollywoodienne
ne semble pas lui convenir, les flashs l’agacent, les journalistes l’excèdent.
Pourtant il faut reconnaître qu’elle est plutôt photogénique Maïthé, elle évolue avec son
trophée en bouche, allant de pétale en pétale, attendant le retour au calme pour remplir son estomac.

De l’ancien au moderne

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EOS 20D, EF 70-200mm f4L, ISO100 8s f/10

EOS 20D, EF 70-200mm f4L, ISO100 8s f/10

Parfois, on rencontre dans nos villes des endroits où l’architecture
moderne se mélange parfaitement bien avec les monuments anciens.
C’était le cas ce soir là lors de ma sortie photo à Strasbourg, la pierre et
l’acier, le vieux et le récent, le noir et le blanc…

HLM pour … électrons !

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Architecture interne d'un MacBook Pro Doy

EOS 1D MkIII, EF 100mm Macro, ISO200 1/80s f/11

C’est en démontant mon MacBook pour voir ce qu’il avait dans le ventre, et accessoirement
récupérer les données sur mon disque dur – qui lui n’était pas hs – que j’ai eu une vision.
Je voyais une espèce de ville avec ses petites maisons et leurs jardin attenant.
Un peu plus loin, j’imaginais les grandes barres où les électrons s’entassent
une fois la dure journée, au service de microprocesseur, est enfin terminée…

L’écume des jours

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Ecume jours Vian Colin Chloé Nénuphar Absurde Sartre

Jean-David Morvan, Marion Mousse – Delcourt (Mirages) – 2012 – 164 pl.

La photo de Doy « Ah l’amour, toujours l’amour… » me donne une fabuleuse occasion de vous parler de la dernière BD que j’ai lue : une adaptation du roman de Boris Vian « L’écume des jours » par Jean-David Morvan et Marion Mousse. Pourquoi ? Eh bien parce que ce roman est pour moi ni plus ni moins que l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature française. J’ai bien dit « pour moi » parce que ce jugement est bien évidemment des plus subjectif, mais j’assume parfaitement la chose. J’entretiens en effet avec ce roman une histoire (d’amour ?) toute particulière, car il s’agit de l’un des premiers livres « sérieux » que j’ai lu adolescente, et qui m’a donc marquée à tout jamais comme le font les livres qui ont le goût de la jeunesse.
Mais assez parlé de moi, parlons plutôt de cette BD. Très rapidement, pour ce qui n’ont pas lu le roman de Vian, l’histoire se passe dans un lieu et un temps qui pourraient bien être le Paris de l’immédiat après guerre (la seconde guerre mondiale). Colin, un jeune homme fortuné et oisif est ami avec Chick, ingénieur sans le sou qui collectionne tous les livres de Jean-Sol Partre (!) pour lesquels il se ruine. Alors que Chick rencontre Alise, Colin lui désespère de trouver l’âme soeur. Mais il fait bientôt la connaissance de Chloé, dont il va immédiatement tomber amoureux. Cet amour sera néanmoins de courte durée car peu après leur mariage, Chloé va tomber gravement malade, leur vie basculant petit à petit et irrémédiablement. Je m’arrête là pour ce qui est de l’histoire, car l’objet de cet article n’est pas de vous livrer mes impressions sur le roman mais sur la BD. J’avoue que j’en ai commencé la lecture sans a priori, ne m’attendant à rien de particulier si ce n’est de passer un bon moment de lecture. Toutefois, les premières planches m’ont laissée un peu perplexe. En effet, je n’ai pas forcément été très à l’aise avec le trait, et surtout je me suis vite rendue compte qu’il serait difficile pour moi de retrouver l’univers absurde créé par Vian qui reposait très largement sur l’emploi d’expressions et d’une écriture si particulières. Les planches suivantes n’ont malheureusement fait que confirmer cette impression première. A la décharge des auteurs de cette adaptation, je pense que je ne pouvais en fait qu’être déçue pour les raisons évoquées plus haut, à savoir que ce roman gardera toujours pour moi une saveur irremplaçable. Je la recommanderai donc plutôt à ceux qui n’ont pas lu le livre auparavant, ou tout au moins à ceux qui n’en aurait pas conservé un souvenir impérissable…        

Note : 3/5

Ah l’amour, toujours l’amour…

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Brocante Carpentras Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/640s f/2,8

Regardez les ces deux tourtereaux qui s’embrassent cachés derrières des fruits en verre.
Mais je guettais, j’étais là, et j’ai tout vu ;)

Je vois, je vois…

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Brocante Carpentras Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/400s f/2,8

A la demande générale de 2 personnes je propose à votre critique cette jolie
boule de cristal de verre blanc croisée par mon appareil et moi.

Erable champêtre

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Parc Lamanon, Doy

EOS 1D MkIII, 70-200mm F4L, ISO200 1/800s f/4,5

Parmi les arbres que j’aime, en plus des Ginkgos, Chênes, Oliviers, Eucalyptus,
Figuiers, il y a l’Erable (ou Acer) que je trouve majestueux. Il y a énormément
de variétés différentes mais on trouve en France beaucoup d’érables
champêtres, comme celui dont vous voyez les feuilles aujourd’hui.
Je ne me lasse pas de me promener en pleine nature en regardant
tous ces arbres centenaires qui ont pris le temps de pousser,
de vivre, en nous voyant nous hâter à leur pied.

Choix cornélien

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Brocante Carpentras Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/400s f/2,8

Aujourd’hui chez moi il pleut, comme hier, comme ce week-end, et comme demain…
Si quelqu’un là haut cherche un robinet pour que ça cesse, je peux lui en fournir…

Astérix et Obélix, au service de Sa Majesté

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Astérix Obélix Reine Angleterre César

Réal. par Laurent Tirard, 2012, 1h49.

Je pense avoir déjà eu l’occasion de l’écrire ici ou là : ce qui est bien lorsque l’on a des enfants, c’est que l’on peut aller au cinéma pour voir des films d’animation ou dits « tous publics » en parfaite décontraction, sans avoir à se justifier. Lorsque l’on est resté un peu enfant soi-même il est donc très facile de se fondre dans la masse des spectateurs et de savourer un moment de distraction sans avoir à rougir de ne pas être allé voir à la place le dernier film d’auteur qui fait parler dans les dîners bobos.
C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai emmené mes enfants voir « Astérix et Obélix, au service de Sa Majesté » mercredi dernier. Bon j’avoue quand même que c’était le seul film adapté à leurs âges et goûts différents. Je dois également reconnaître que j’avais quelques a priori envers ce quatrième épisode car j’avais beaucoup aimé le premier volet réalisé par Alain Chabat, « Astérix et Obélix : mission Cléopâtre ». Sans doute en raison du ton très « Nuls » de ce film, les deux suivants n’ayant d’ailleurs pas rencontré le même succès critique.
Dans ce nouvel opus l’histoire est on ne peut plus simple : César, avide de nouvelles conquêtes, décide d’envahir la Bretagne pour agrandir son Empire. La Reine de la Bretagne envoie son fidèle conseiller Jolitorax en Gaule pour demander de l’aide aux « irréductibles », en la personne d’Astérix et Obélix. Ceux-ci ont alors fort à faire avec le neveu de leur chef qui leur a été confié pour parfaire son éducation, un jeune lutécien plein de morgue qui ne jure que par la musique et les jolies filles. Ils voient donc là l’occasion rêvée de se rendre utiles tout en donnant une bonne leçon au jeune insolent, en l’embarquant avec eux dans ces nouvelles aventures. Mais, bien évidemment, rien ne va se dérouler comme prévu : ni pour l’équipée bretonne-gauloise, ni pour César et ses troupes.
Et alors, me direz-vous ? Comment ai-je trouvé le film ? Eh bien je dois avouer sans honte aucune que j’ai passé un très bon moment ! Tout d’abord, le casting est particulièrement réussi. Obélix et Depardieu semblent ne faire qu’un, rien à redire. « Ils » volent même la vedette à Edouard Baer, qui campe un Astérix beaucoup moins matois que le personnage d’Uderzo et Goscinny à qui il apporte une touche de naïveté et de dérision (selon moi beaucoup plus juste que ne l’était Clavier). Luchini est parfait en César mégalomane, hypocrite et cynique. Quant aux autres acteurs, dans des rôles plus ou moins secondaires, ils jouent tous très juste. Mention spéciale à Valérie Lemercier en Bretonne coincée prout-prout, qui va faire chavirer le coeur d’ « Ob’lix » (les enfants ont beaucoup ri en entendant l’accent « breton »). Les gags, ensuite : ils se succèdent comme l’on peut s’y attendre mais font également mouche, ce qui n’est pas forcément toujours garanti avec ce genre de films. Et je reconnais que je rigole parfois encore plus lorsque je vois les enfants rire, ou bien à l’inverse ne pas relever certaines petites phrases plus destinées à faire rire les parents que les enfants, comme il y en a d’ailleurs quelques unes dans cet épisode. Enfin, mais là c’est la fan de musique rock pop qui parle, j’ai beaucoup aimé les deux apparitions des BB Brunes dont la musique clôt le film, non pas à l’occasion d’un grand banquet final comme dans les albums de notre enfance, mais d’une fête donnée en l’honneur des héros gaulois qui ont réussi à défaire une nouvelle fois l’impitoyable César.
A quand le prochain épisode ? Ah zut, les enfants ne voudront peut-être pas aller le voir s’il sort dans 3 ans… !

Mon partenaire minceur…

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Caisse Contrex, Brocante Carpentras, Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/640s f/1,8

N’ayez crainte je n’ai pas vu de filles habillées en rose qui pédalaient comme des folles furieuses pour voir apparaître
des hommes sans poil sur le torse. Non non, j’ai juste vu les caisses en bois qui contenaient les bouteilles,
et c’est tant mieux ;)

Musée à ciel ouvert

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Brocante de Carpentras Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/500s f/1,8

Toujours dans ce capharnaüm incroyable, pendant qu’un buste féminin prenait la pose,
le buste masculin se rinçait l’oeil à la vue de ce corps parfait…

L’heure de faire sa valise…

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Brocante Carpentras Doy

EOS 1D MkIII, 50mm F1.4, ISO100 1/400s f/3,2

Continuons dans la série brocantes et vide greniers. Ce stand était tout simplement
incroyable, ou donner de la tête ? Il y avait des objets entassés partout, à droite, à gauche,
dessus, dessous. Comment s’y retrouver ? C’est même au post-traitement que j’ai remarqué
cette tête de cochon, dans le panier, peut-être attendait-elle l’heure de se faire dévorer ?

Seconde vie

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Nounours Brocante CarpentrasEOS 400D, EF 24-105 f4 L, ISO 200 1/400s f4.0

Ce que j’aime dans les brocantes, c’est l’idée que des objets qui auraient pu finir dans une poubelle puissent connaître une seconde vie entre de nouvelles mains, sous un nouveau toit, dans une nouvelle famille. L’expression « au rebut » ne fait définitivement pas partie du vocabulaire de tout bon chineur qui se respecte !

Automne #1

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Feuille Automne Pernes-les-Fontaines Marron Jaune Eau Instagram

Iphone, traitement Instagram « Amaro »

Mon automne à moi, il ressemble à cette feuille échouée dans l’eau d’une jolie fontaine. C’est la fin de l’été, les jours déclinent, la nature se met en sommeil.
Mais la promesse de renouveau est déjà en germe…