Justine Levy – 2009 – Stock – 198 pages

J’irai droit au but et sans détours : le troisième roman de Justine Lévy (le seul que j’ai lu) ne m’a pas plu. Largement autobiographique, il évoque deux évènements majeurs survenus dans l’existence de la jeune écrivaine : la mort de sa mère et la naissance quasi concomitante de son premier enfant, sa fille Angèle. Un roman en forme de thérapie qui provoque dès les premières pages un sentiment de malaise – c’est en tout cas ce que j’ai éprouvé – dont je n’ai pas réussi à me défaire. En effet, je ne suis pas parvenue à éprouver de l’empathie pour cette « mauvaise fille » (c’est elle-même qui se qualifie ainsi), qui culpabilise de porter la vie alors même que sa mère est en train de mourir. Et pourtant, cela aurait pu être possible. Car on peut légitimement se demander comment réussir à devenir mère alors que l’on n’a pas eu de réel modèle.
On sent par ailleurs tout l’amour que la jeune femme éprouve pour cette mère trop belle, trop libre, excentrique, et totalement irresponsable…
Mais, et c’est là que réside le noeud du problème, elle lui trouve toujours des excuses en se réfugiant sans cesse derrière son incroyable beauté, qui lui confèrerait le statut d’être supérieur. D’où une succession d’autocritiques qui font que l’on frôle parfois l’indigestion.
Enfin, l’espoir que pouvait représenter la naissance de sa fille n’est que trop rapidement évoqué. C’est d’autant plus dommage que les pages consacrées à la petite Angèle sont sans doute les plus belles du roman…

Note : 2/5

Shifue.

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