Luc Besson – 2010

L’histoire débute à Paris, en 1912, au Jardin des plantes. Un oeuf de ptérodactyle vieux de 136 millions d’années éclot subitement. La « bête » s’échappe puis s’attaque à un taxi, ce qui fera 3 morts. Tout Paris va parler de cette affaire, la police et ses fins limiers sont sur le coup. Pendant ce temps, la jeune et intrépide journaliste Adèle Blanc-Sec part en Egypte à la recherche d’une momie bien particulière.
Que dire du dernier film à grand budget de Besson ? Déjà on peut se poser la question suivante : faut-il lire les albums de Tardi avant ou pas ? Je m’amuse tout seul des fois, je pose des questions dont je n’ai pas la réponse, mais bon j’ai une petite idée quand même… Je crois que c’est mieux de voir le film avant sinon on doit se dire que telle ou telle scène n’est pas assez proche de la bd etc. Enfin bon, votre ami Doy a vu le film et pas encore lu les bds, ça tombe bien, c’est un post « film », ouf on est sauvés ! Comment ça je parle pour ne rien dire ? Plus sérieusement j’ai passé un assez bon moment lors de ce film, extrêmement bon si je prends en considération que j’étais aux cotés de ma belle. Avant toute chose, Adèle Blanc-Sec est une comédie, et l’héroïne vit effectivement des aventures extraordinaires. Ne vous attendez pas à rencontrer un ptérodactyle (de l’époque du Jurassique mais pas forcément originaire du Jura) au coin de la rue, ni chez votre boucher, vous n’en verrez que dans des salles obscures. Quoi qu’il en soit j’ai trouvé très bon le rendu des personnages, leur grimage incroyable. On ne reconnait pas Mathieu Amalric et à peine Gilles Lellouche. Les policiers sont plus vrais que nature, tout droit sortis des brigades du tigre et Adèle est très « punchie ». On se dit que c’est un sacré bout de bonne femme qui sait ce qu’elle veut. Il faut quand même avouer que le film n’est pas tout à fait linéaire. Le dernier tiers (celui des momies) se veut peut-être trop ludico-rigolo et ce n’est pas forcement de bon ton. Quoi qu’il en soit je ne boude pas mon plaisir j’ai souri plus d’une fois aux mimiques de Lellouche, Rouve et au jeu Louise Bourgoin.

Doy.

Et bien en ce qui me concerne, l’avis est sensiblement le même.
Complètement dedans toute la première partie du film, j’ai presque décroché à la fin (certes, j’avais sommeil…), tant j’ai trouvé le dénouement grotesque. Très juste au début – sans parler d’une énergie et d’une plastique incroyables – j’ai trouvé que Louise Bourgoin / Adèle Blanc-Sec surjouait de manière presque agaçante au moment charnière où le film bascule dans la mièvrerie commerciale grand public. J’ai également regretté que l’on ne voie pas plus Jean-Paul Rouve, en chasseur de fauves à la gâchette facile, et Mathieu Amalric, méconnaissable.
Mais bon, je ne voudrais pas qu’il y ait de malentendu, pas de ça chez nous ! Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment : la galerie de portraits est particulièrement bien brossée, avec des personnages qui ne sont pas sans rappeler ceux des films de Caro et Jeunet époque Délicatessen. Bref, encore du bon temps passé avec mon homme, et c’est très bien comme ça !

Shifue.


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