Tome 1 & 2 – Yann, R. Hugault – 2008/09 – Paquet – 2×46 planches

Lors de l’hiver 1943, sur le front Est, l’Oberleutnant Wülf (Adolf de son prénom, mais qui refuse qu’on l’appelle ainsi car il hait les nazis et refuse même que la croix gammée soit peinte sur son avion) accueille les nouvelles recrues en leur expliquant que leurs jours sont désormais comptés et qu’il n’était pas utile de jouer les héros. En effet depuis plusieurs mois déjà les pilotes allemands se frottent aux « Sorcières de la nuit », ces femmes russes qui pilotent des biplans hors d’âge, sans même avoir de parachutes. L’une d’elles se prénomme Lilya et ses faits d’armes (et plus si affinités) vont bientôt lui permettre de piloter de meilleurs avions pour exterminer cette « vermine nazie ».
Regardez un peu plus bas, vous voyez ce coeur rouge ? Ca veut dire que j’ai vraiment beaucoup aimé cette bd. Pourquoi me direz-vous ? Il va encore nous raconter que les avions sont beaux, qu’il aime les traits, les couleurs, patati et patata. Eh bien je vais même vous en dire plus. Effectivement les dessins et couleurs d’Hugault sont magnifiques de beauté et de réalisme, il maîtrise son sujet et ça se voit. Au passage je peux dire à nouveau ici que j’ai eu 2 dédicaces de sa part lors du festival de la bd de Nîmes. On ne peut pas dire que le garçon soit très loquace mais est-ce ce qu’on lui demande au fond ? Ses dessins eux me parlent. Revenons à nos moutons (vous aurez remarquez le lien entre le mouton et l’aviation : mouton / « dessine moi un mouton » / St-Exupery / aviation,  hallelujah la boucle est bouclée et moi je vais me coucher). Le plus, disais-je, par rapport à d’autres bds d’aviation qui elles aussi sont jolies (« Team rafale » par exemple), c’est un scénario qui tient la route. Ici le scénar’ croise remarquablement les destins de Wülf et de Lilya. Ce qui nous est montré ici c’est la guerre sous deux regards différents sans qu’on prenne systématiquement parti pour les uns et contre les autres. Il est fort à parier que beaucoup de ces soldats ne tuaient pas de gaieté de cœur, ils étaient là dans le bourbier parce qu’on leur avait demandé d’y aller, certains par convictions idéologiques mais pas tous. En tout cas vivement la fin de l’année pour le dernier opus de cette belle série !
Ah oui et pourquoi « Le grand duc » pour nommer cette bd ? Le « grand duc » est le nom donné au Heinkel HE 219 Uhu qui est l’avion que pilote Wülf. Si ça peut vous aider à briller lors d’un diner ça me fait plaisir c’est cadeau…

Note : 5/5

Doy.

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