Antonio Muñoz Molina – 2003 – Points – 439 pages

C’est dans une ville andalouse que prend corps ce roman. Une petite fille est retrouvée morte sur un talus, sauvagement assassinée, une ville entière se réveille choquée. Comment une personne peut faire un tel acte qui plus est à une fillette ? C’est un inspecteur fraîchement débarqué de Madrid qui va prendre en charge cette affaire lourde et pesante. Il va chercher et traquer ce monstre, obsédé par cette quête qui le hantera même la nuit.
Ce roman, c’est avant tout des personnages : l’inspecteur, l’institutrice, l’assassin. Chacun d’entre eux vit avec ses secrets, ses non-dits, et ses états d’âme. En plus d’être noir, cet ouvrage est compliqué, pas vraiment fluide, difficile à appréhender. L’auteur utilise un style particulièrement lourd, des phrases interminables. Au passage, j’ai quand même noté une phrase de 98 lignes, non vous ne rêvez pas ! J’ai failli la recopier ici, mais je ne suis pas sûr que vous seriez allé au bout de ce post. Pour tout dire j’ai failli passer à autre chose car le premier tiers est interminable, hyper détaillé, difficile à lire. Mais je me suis accroché et ensuite ça va mieux, heureusement. Sans ce style lourd j’aurais vraiment accroché de bout en bout car l’intrigue policière est bonne, et l’exploration des personnalités ambigues est juste. Bref, si on y ajoutait beaucoup de « . » et qu’on y ôtait énormément de « , » ce roman serait, à mon goût, une pure réussite.

Note : 3/5

Doy.

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