Roger Vrigny – 1994 – Gallimard – 160 pages

C’est dans la vallée de la Cèze, non loin de Bagnols, que ce roman se déroule. Marcellin est le propriétaire d’un domaine viticole dont il a repris le flambeau à sa mère Germaine. Bien qu’entreprenant et très actif professionnellement, Marcellin n’en est pas moins un homme seul. C’est un enfant de l’assistance publique, Willie, de 20 ans plus jeune qui le révélera à lui même, qui fera qu’il comprendra qui il est et ce qu’il ressent au plus profond de lui-même. Sans chercher quoi que ce soit, Marcellin tombera amoureux de Willie, qui lui-même le deviendra à l’adolescence. Bien sur au sortir de la guerre, qui plus est en rase campagne, cette histoire semble vouée à l’échec.
Bon pour débuter cette explication de texte je dois avouer que je n’avais pas compris que ce roman traitait de l’homosexualité masculine. En fait lorsque j’ai acheté ce livre j’ai lu la 4ème de couverture mais pas en entier. J’ai dû lire les 10 premières lignes alors que LE thème est clairement exposé à la onzième. Donc une fois que j’ai compris cet aspect essentiel du roman j’ai mieux compris les premières pages. J’avais initialement acheté cet ouvrage pour l’endroit, Nîmes, Avignon, les bords de Cèze, pour peut-être retrouver cet aspect champêtre et ces odeurs de garrigue comme dans un Pagnol. Je les ai retrouvés, mais au second plan. J’ai trouvé que le thème était bien traité, avec émotion, avec beaucoup de retenue aussi. Retenue c’est aussi le mot qui convient à ce que ressentent ces deux hommes, dans ces conditions. En effet il est plus difficile d’être 2 garçons, d’une génération d’écart, en 1950, à Bagnols-sur-Cèze, qu’un couple gay au 21ème siècle à Paname – sans vouloir faire de la sociologie de comptoir… Bref on ressent dans les lignes de cet ouvrage toute la difficulté de Marcellin d’accepter cet amour naissant, dans un contexte rural, où tout se sait à un moment ou un autre. Bref sujet difficile que l’auteur met en avant, tout en nuance, avec subtilité. Néanmoins je ne suis pas complètement rentré dans l’histoire, certainement à cause de ces premières pages qui ne me permettaient pas de savoir où j’allais. En revanche la fin est particulièrement belle (mais triste) et on referme ce livre en se disant que ça ne doit être facile de vivre son homosexualité, même aujourd’hui, alors pensez il y a 50 ans !

Note : 3/5

Doy.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s