Daniel Pennac – 2007 – Gallimard – 304 pages

Ce livre n’est pas un roman, il retrace en fait l’histoire d’un cancre (ancien cancre), celle de Daniel Pennac, auteur connu et reconnu de son état. Eh oui Pennac était un cancre qui a mis un an à apprendre la lettre A, ça promettait pour les 26 années suivantes. Il nous parle d’abord de sa ‘cancrerie’, difficilement vécue avec un père polytechnicien, deux frères ingénieurs et un autre officier, dans un environnement pourtant propice à l’apprentissage. Il nous dresse ensuite le portrait des élèves qu’il a pu avoir au cours de sa carrière, ces élèves perdus, en manque de bases et de cadrage. Tout cela sur un fond de consommation, avec ces marques omniprésentes dans les têtes des jeunes de maintenant.
Daniel Pennac c’était pour moi, avant tout, le papa de la saga Malaucène. J’ai passé quelques heures en compagnie des ses personnages hauts en couleurs, au cœur de ses histoires rocambolesques. J’ai découvert il y a peu la bd collaborative avec le talentueux Tardi qui renvoie très clairement au style Pennac. La rencontre avec l’auteur en tant qu’homme, avec sa vie d’enfant et ensuite sa vie d’adulte, de prof, m’a permis de mieux le connaitre et je dois dire que je n’ai pas été déçu. J’ai aussi regardé ce que j’ai trouvé sur le net à propos de ce livre, j’y ai trouvé cet extrait du livre, lu par l’auteur lui même, avec cette voix douce, calme, apaisante, rassurante. Et là je me dis que j’aurais tant aimé rencontrer un prof comme celui là, qui m’aurait expliqué les bienfaits de la grammaire, de la lecture, bien avant que je ne les découvre par moi même, une fois qu’on ne m’y obligeait plus. Toutes ces pages sont empreintes d’une profonde humanité, d’une envie d’aider son prochain en se posant de vraies questions. Non ce n’est pas juste un livre qui dit haut et fort ‘Regardez moi j’étais un cancre et j’ai pourtant réussi’, ce n’est pas non plus un livre qui dit ‘Les fautifs sont les parents démissionnaires’ ou ‘L’éducation nationale a failli’. Ce n’est pas un livre à charge, c’est juste un ouvrage qui dresse un constat, il y a beaucoup de cancres sur les bancs de l’école mais au gré d’une rencontre ils peuvent pourtant être sauvés, du moins une majorité.
Bref un gros coup de cœur pour ce livre que je relirai fréquemment pour surtout ne pas l’oublier.

Note : 5/5

Doy.

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