Exposition – Pinacothèque de Paris

Cette semaine, j’ai profité d’un déplacement dans la capitale pour aller voir cette exposition, inédite de par l’ampleur de l’événement, la nature des oeuvres exposées et le parti-pris du commissariat d’exposition. Ampleur de l’événement, car cela faisait 20 ans que la France n’avait pas accueilli d’exposition consacrée à Edvard Munch. Originalité des pièces exposées, parce que celles-ci proviennent essentiellement de collections privées, et que la Pinacothèque a choisi de présenter non seulement des peintures, mais aussi des gravures, des aquarelles, des lithographies de l’artiste, lequel attachait d’ailleurs à ces oeuvres autant d’importance qu’à ses huiles sur toile. Enfin, exposition surprenante de par son parti-pris, car le commissariat d’exposition a choisi de ne pas montrer le tableau sans doute le plus connu du peintre, le Cri (d’où le titre de l’exposition), qui pour le commun des mortels est représentative de son oeuvre et de ses thèmes de prédilection : la maladie, la mort, la tristesse. A travers cette exposition, c’est donc une autre facette de Munch que la Pinacothèque souhaitait présenter au grand public.
C’est par ailleurs avec un oeil critique que je me suis rendue à cette exposition, car fraîchement armée d’arguments sur la manière d’exposer, tant au niveau de la conception scientifique de l’événement que de la scénographie. En effet, pour moi qui travaille dans le domaine de l’action culturelle, c’était l’occasion de découvrir une exposition réalisée avec du temps, des bras, et beaucoup de moyens !  J’ai donc pris soin de lire les textes et les cartels en entier, de prêter attention à la mise en perspective des oeuvres, bref, d’apprécier l’exposition dans son ensemble. En conclusion, je peux dire que j’ai beaucoup aimé cette rétrospective de l’artiste norvégien, qui faisait figure de précurseur pour son époque (fin XIXè-début XXè) en s’ouvrant à d’autres formes artistiques que la peinture, et notamment à la photographie ou au cinéma. J’ai par ailleurs préféré à ses gravures ses toiles, et en particulier les portraits d’enfants, plus que les paysages, car ils témoignent d’une force émotionnelle particulière.

Shifue.

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Un commentaire sur « Edvard Munch, ou l’ « anti Cri » »

  1. on a le film « Edvard Munch » de Peter Watkins en DVD à la BU. Trop long et assez sombre mais très très intéressant.

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