Tomes 2, 3 & 4 – R Loisel, JL Tripp – 2006 à 2008 – Casterman – 68, 76 & 66 planches

Nous voilà de retour dans le bon vieux village de Notre Dame des Lacs et le magasin général nous y attend. Nous l’avions laissé un soir de neige quand Marie avait recueilli un homme bloqué sur sa moto en panne. Cet homme c’est Serge, vétérinaire, un homme originaire de Montréal mais qui a pas mal roulé sa bosse. Première guerre mondiale en France, puis à son retour il a décidé de voir du pays. Il se retrouve donc pour sa première nuit dans la maison de Marie, ce qui fait rapidement jaser les vieilles bigotes du quartier (les belles-sœurs Gladu). Beaucoup de choses se passeront dans ces trois tomes, bien sûr au rythme de la série, tout en douceur. Serge ouvrira un restaurant dans le magasin général de Marie qui ravira les papilles de tout le village. A la fin de l’hiver, les hommes rentreront de longs mois de labeur et ils verront d’un très mauvais œil que leurs femmes n’aient que Serge à la bouche. Il semblerait que la bonne ambiance qui prévaut d’habitude soit sur le point d’exploser… Serge partira-t-il avec ses secrets ?
Par où commencer, car il faut bien avouer qu’il y a à dire après la lecture de ces 210 planches ? Bon il ne s’est pas non plus passé des tonnes de choses, car Loisel et Tripp prennent leur temps ou plutôt il donnent du temps à cette belle histoire. On prend le temps de vivre avec tout ce village, au rythme des saisons, en toute simplicité. C’est ça qui fait du bien dans cette série et c’est probablement ça qui la rend si sympathique, la simplicité. Nous nous retrouvons immergés au sein de ce microcosme, nous profitons d’une vue d’ensemble, stratégique, pour connaitre et comprendre ce qui se passe derrière chaque mur. Ainsi on est touché par les sentiments naissants entre Marie et Serge, tout en nuances, tout en douceur. On apprécie la vie de peu qu’avait cette communauté au début des années 20, faite de choses simples et qui rend tout le monde heureux. Bref on n’est pas là pour se prendre la tête. Le curé Beauregard nous amusera avec sa façon personnelle d’interpréter les textes, le simplet Gaëtan saura nous émouvoir à la mort de son père en cherchant un nouveau Pôpa, quant à Noël nous apprécierons que sous ses airs bourrus il analyse finement les caractères des gens qui l’entourent. Coté scénario donc il n’y a pas grand chose à redire, c’est très plaisant du moment qu’on aime ces tranches de vie. Coté dessin maintenant – et je serai moins prolixe sur cette partie – ça ne change guère depuis le tome 1, c’est toujours un travail d’orfèvre. Le concept est quand même génial, créer de toutes pièces un dessinateur virtuel ! Faire un avec deux. Les deux dessinateurs talentueux font des planches si belles qu’on prend un immense plaisir à les regarder. Certaines pages se passent de bulles, et c’est simplement beau.

Note : 4/5

Doy

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s