Tomes 6 à 8 – C Kraehn, S Vallet – 2003 à 2006 – Glénat – 3 x 46 planches


Nouveau cycle, nouvelles aventures pour Gil St André. Sa femme Sylvia ayant été retrouvée seine et sauve, la petite famille va pouvoir souffler un peu, tout est rentré dans l’ordre. Tout commence dans une cité dortoir lyonnaise par la fugue d’une jeune fille, Drissia qui quitte son domicile, poursuivie par les grands frères. Il s’agit en fait de la sœur de la jeune flic Djida (cf cycle 1). Les grands frères ‘plutôt extrémistes’ veulent marier leur petite sœur de force en Algérie, mais Djida ne l’entend pas de cette oreille. Pendant ce temps, Viviane (sœur jumelle de Sylvia découverte au premier cycle) se voit rattrapée par son passé sulfureux. Le réseau de prostitution de luxe dans lequel elle était exploitée veut qu’elle revienne travailler pour payer sa liberté. Gil va découvrir à ses dépends que les membres de ce réseau ne rigolent pas.
Vous l’aurez compris deux aventures commencent simultanément dans ce nouvel épisode. Le moins que l’on puisse dire c’est que Gil n’aura pas eu le temps de poser ses valises longtemps, il va avoir du boulot. Heureusement qu’il a une boîte dont il est le patron et que des gens bossent pour lui, sinon comment ferait-il pour faire toutes ces enquêtes tout en pointant chaque matin pour gagner le smic ? Mais ceci est une autre histoire, je m’égare là… Bref, le pauvre Gil a du pain sur la planche. Question scénario, tout est assez homogène, disons qu’on s’approche du premier cycle, il faut bien reconnaitre que c’est bien ficelé. Jean-Charles Kraehn prend le parti, dans cette série de 3 tomes, de parler d’un sujet brûlant en 2003 : l’intégrisme islamique, dont on parle beaucoup depuis septembre 2001. En effet, nous découvrons les dérives totalitaristes de certains imams prêts à tout au nom de l’interprétation qu’ils font des textes sacrés. Je dirais que les tomes ne sont pas tout à fait égaux en qualité, le deuxième (n°7) me semble un peu bâclé, moins fouillé. Coté dessin maintenant c’est du même tonneau, Sylvain Vallée met en scène les personnages dans des planches plus que réalistes, des dessins nets et précis. J’ai cependant remarqué un chose qui m’a fortement dérangé, humble photographe que je suis : alors que Gil vient de se faire couper le petit doigt (non non vous n’êtes pas dans une bd sur les triades chinoises dans les bas-fonds du 13ème arrondissement de Paris), il photographie un village algérien avec un joli Nikon F80 avec un déclencheur à gauche (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup…). Je ne savais pas que la firme nippone avait sorti un modèle spécifique pour Gil. Pistonné le mec en plus…
Bon, dans l’ensemble, c’est très plaisant à lire, un tout petit peu inférieur en qualité que le premier cycle cependant.

Note : 3,5/5

Doy.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s