Tony Sandoval – 2007 – Paquet – 94 planches

Un jeune garçon a disparu, Christian, et toute la ville semble en pause. Plus un enfant dans les rues, sauf Polo, enfant plutôt solitaire qui profite des rues désertes pour se promener sans se faire ennuyer par des gamins méchants. Il fait la rencontre de Sophie, jeune fille bizarre qui aime les loups garous. Elle aime bien aussi ce Polo, drôle d’animal comme elle le définit. Ensemble ils vont découvrir le corps sans vie de Christian, cadavre qui au fil des jours se décompose de plus en plus. Les deux enfants ne préviendront pas les autorités mais  trouveront un sofa qu’il viendront installer à coté de Christian, pour lui tenir compagnie.
Étrange, bizarre, un peu space, voilà l’univers de Sandoval. On sait en feuilletant qu’on n’est pas en présence d’un album classique et pour cause, on remarque rapidement que l’histoire et les personnages qui la composent sont dans leur monde. Personnellement j’adore le travail graphique de ce dessinateur, on reconnait immédiatement sa touche qui ne laisse pas de place au doute. Déjà si on n’aime pas, il vaut mieux passer son chemin. J’aime l’agencement des pages, irrégulières, qui ne se découpent jamais de la même façon. Le trait aussi évolue durant l’histoire, toutes les planches ne sont pas travaillées de la même manière. Ça c’était pour les traits. Question scénar maintenant j’aurais plus à dire. J’ai été interloqué à plus d’un titre pour tout dire. En fait on commence cette histoire en y découvrant des enfants, on sait que l’un d’eux a disparu, mais au début tout semble ‘normal’. On s’attend à des jeux d’enfants en vacances, mais Polo et Sophie semblent plus disposés à découvrir les plaisirs de la chair, ce qui étonne pour le moins tant on a l’impression d’être en présence d’enfants et pas d’adolescents. Voilà donc un aspect un peu dérangeant à mon sens (j’en veux pour preuve la séance photo qui se déroule dans un entrepôt désaffecté où Sophie se donne nue à l’objectif). Si à ça on rajoute ce cadavre qui se décompose jour après jour tout ça sur un fond de loups garous on obtient un album très particulier. Certains y trouveront certainement leur compte, j’ai d’ailleurs lu des chroniques et des avis dithyrambiques, moi j’avoue que j’ai du mal à accrocher complètement. C’est donc sur un sentiment mitigé que j’ai refermé ce récit.

Note : 3/5

Doy.

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