Tomes 1 & 2 – Vanyda – La Boîte à bulles – 2003 & 2007 – 166 & 158 planches


Je remercie chaleureusement Del (qui se reconnaîtra) de m’avoir prêté ces deux albums. En effet, je ne connaissais pas cette jeune auteure de BD ni cette série, qui lui a valu d’être sélectionnée en 2005 à Angoulême pour le Prix du Premier album et lui a donc permis de se faire connaître. Et j’ai passé un bon moment en compagnie des personnages qui habitent L’immeuble d’en face à Lille. Quels personnages ? En fait, l’immeuble en question comporte trois étages : au premier vit Béatrice (qui est enceinte dans le premier tome) et son petit garçon de 4 ans, Rémi ; au second, Fabienne et Jacky, un couple qui frise la cinquantaine, et leur chien Gipsy ; au troisième et dernier étage, Louis et Claire, étudiants. Et alors, me direz-vous ? Tout l’intérêt de cette série réside dans les scènes de la vie de tous les jours qui montrent ces personnages en train de parler, pleurer, rire, s’amuser, se croiser, échanger quelques mots, faire connaissance, des hommes, des femmes et des enfants que Vanyda réussit à rendre véritablement attachants.
Mais, car il y a un mais, je dois bien avouer que je n’ai pas ressenti la petite étincelle qui fait que l’on referme une BD ou un livre à contrecoeur (je demande d’ailleurs
pardon à Del qui, je l’espère, ne m’en voudra pas). En effet, je crois que je ne suis définitivement pas fan de ce format ni de la couverture souple en BD. Surtout, je n’ai pas accroché au trait de crayon de Vanyda, qui dans certaines cases néglige carrément les visages (à moins que ce ne soit un style, mais dans ce cas je n’ai pas bien compris ce qu’il apportait à l’histoire). Je n’ai pas aimé non plus l’insertion d’images/photos à l’intérieur des cases (par exemple le visage de Elijah Wood dans le Seigneur des Anneaux, que visionnent Claire et Louis dans le tome 1). En fait, je n’ai pu m’empêcher tout au long de la lecture de comparer cette histoire aux deux albums de Domas, Litost et 3 minutes, publiés chez le même éditeur et pourtant dans ce même format, qui m’avaient vraiment transportée et touchée. L’histoire que nous raconte Vanyda est plaisante, mais  il y a chez Domas un supplément d’âme qui réside dans une grande sensibilité, une réelle finesse dans la description des petits riens de la vie quotidienne, que je n’ai pas retrouvées dans L’Immeuble d’en face. Sans parler du ‘trait’ de Domas qui n’appartient qu’à lui, et qui pour le coup sert entièrement la poésie de son récit. Mais je ne vais pas refaire ici les posts que j’ai déjà écrits… Pour conclure, je dirais donc que, pour cette fois, l’affrontement Nord/Sud (Lille/Marseille) est au bénéfice du second, n’en déplaise à Doy…

Note : 3,5/5

Shifue.

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Un commentaire sur « L’immeuble d’en face »

  1. Coucou! merci pour ta franchise! c’est un style spécial et je n’étais pas sûre que tu aimes : 3.5/5 est tout à fait satisfaisant 😉
    j’ai hâte de mettre la main sur ces Domas!! (et d’acheter le 3ème Immeuble d’en face…).
    4ème Blacksad le 17 sepembre, les 3 premiers sont à lire d’urgence!
    Biz

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