Tomes 1 à 6 – Hub – Delcourt

Cycle de l’eau – 2005 & 2006 – 2 x 46 planches

L’histoire commence dans l’empire du Pajan, en 1108. Le pays est à feu et à sang, les clans majeurs se livrent des batailles sanglantes pour accéder au pouvoir. Loin de ces luttes fratricides un rônin sans maitre du nom de Okko est le chef d’un groupe de chasseurs de démons. Lors de ses nombreuses aventures Okko est secondé par un géant au masque rouge nommé Naburo et d’un petit moine légèrement alcoolique répondant au nom de Noshin. Tikku, un jeune garçon engage le groupe de mercenaires pour retrouver sa sœur Petite Carpe, – jeune geisha – qui s’est faite enlever par un groupe de pirates. Pour ce faire, le jeune Tikku offre sa vie à Okko et sera à ses ordres durant toute son existence. C’est ainsi que les 4 hommes se mettent en quête d’indices leur permettant de retrouver la jeune femme.

Cycle de la terre – 2007 & 2008 – 46 et 54 planches

Dans ce deuxième cycle nous retrouvons les protagonistes précédents, le chef Okko, le géant Naburo, le moine Noshin et le jeune moinillon Tikku. L’histoire débute à la passe de Betten, un endroit que connait bien Tikku. Alors qu’il est désormais un vieux moine assisté à son tour d’un jeune disciple, des souvenirs douloureux lui reviennent quand l’aubergiste refuse de les accueillir pour la nuit. Plusieurs années avant cela, l’endroit n’était pas aussi délabré et déjà Okko et ses compagnons cherchaient un endroit pour se reposer. L’équipe se retrouva en ces lieux car une fois de plus ils étaient à la chasse aux démons – et de sérieux prétendants – qui avaient d’ailleurs considérablement amoindri le colosse Naburo grâce à leur grand pouvoir. Okko se voyait contraint de frapper aux portes des 7 monastères pour demander si les moines connaissaient des sorciers qui avaient un corbeau comme blason.

Cycle de l’air – 2009 & 2010 – 2 x 46 planches

Dans ce troisième cycle Okko et ses hommes sont appelés auprès de dame Mayudama. Depuis plusieurs semaines sa fille est enfermée dans un profond mutisme, elle ne parle plus, ne mange plus, ne dort plus. Les plus grands médecins ont pourtant tenté ce qu’ils pouvaient mais en vain. Noshin, le moine rigolo alcoolo fait de son mieux pour trouver l’origine de ces maux. Pendant ce temps la région voit arriver un guerrier étrange qui semble vouloir en découdre avec Okko et ses hommes. Il s’agit du plus grand chasseur de démons de tout l’empire et malheureusement il en veut à Naburo prétextant ses origines mais Okko ne le voit pas de cet oeil, le duel est inéluctable.

Trois cycles, six tomes, ça passe vite, très vite, trop vite. La série Okko est d’une redoutable efficacité, on s’engouffre et on est happé. Les tomes 3 et 5 attendaient patiemment dans ma bibliothèque que ses petits frères les rejoignent, je n’allais tout de même pas commencer l’histoire par le milieu. Une collègue de boulot m’a gentiment proposé de me prêter tous les albums, j’ai accepté, il faut bien rendre service parfois et je ne me sentais pas le cœur de lui refuser cette faveur 🙂 Bon me voilà en possession des 6 tomes jusque là sortis – à terme il y en aura 10 soit 5 cycles – et je n’ai plus qu’à m’y mettre. Le moins que l’on puisse dire c’est que le tome 1 accroche le badaud. Pourquoi me direz vous ? Parce que c’est brillant tout simplement. Les dessins et planches sont somptueuses, c’est parfaitement maitrisé de bout en bout. Les scènes de combat sont dynamiques, on ressent les mouvements fluides et rapides qui fendent l’air. Les couleurs sont très soutenues, saturées et les pages brillantes renforcent encore ces effets. Le scénario quant à lui est maitrisé de main de maitre, chaque cycle étant basé sur des souvenirs de Tikku devenu vieux. Cette astuce de flask-back utilisée fréquemment au cinéma sert ici l’histoire. On retrouve à chaque aventure le moinillon devenu vieux, analysant les faits du passé avec la sagesse du présent. Si je devais toutefois émettre un tout petit bémol ce serait pour le tome 3 où l’on est baladé de monastère en monastère, 7 fois de suite. C’est le seul moment où selon moi il a manqué de dynamisme à cette histoire qui reste néanmoins une très belle réalisation.

Note : 5/5

Doy.

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