N Tackian, L Godart – 2005 – Soleil – 78 planches

Monsieur Artless est un jeune écrivain qui souhaite écrire un article sur les établissements psychiatriques et leurs patients. Il visite la clinique psychiatrique de Brensford en présence du directeur des lieux, le docteur Coffin. Alors qu’ils passent dans le quartier de haute sécurité, le docteur conseille au jeune écrivain de ne pas venir seul ici et surtout de ne pas s’intéresser à l’un des patients, il en va de son confort mental. Bien entendu le jeune homme fera tout le contraire de ce qu’on lui a conseillé et entrera en contact avec Mc Grave, patient isolé, schizophrène, qui va lui raconter son histoire. Tout débute 30 ans plus tôt, nous retrouvons Mc Grave et son acolyte Laird en train de déterrer des corps pour les livrer à un anatomiste peu scrupuleux. Contre quelques billets les deux compères – à la solde du savant fou – passent rapidement de l’exhumation à l’assassinat pour ramener des corps « frais ». Ainsi le scientifique peut compléter sa collection d’yeux… Mais les meurtres se font de plus en plus nombreux et le peuple gronde.
Quand on ouvre l’anatomiste ce qui interpelle immédiatement c’est le dessin de Loïc Godart. Nous ne sommes pas en présence ici d’un trait conventionnel, ni même de couleurs convenues. Le dessin apporte beaucoup à cette ambiance pesante, les visages sont perturbés, les décors sordides, ça sent la misère et les ruelles sombres sont propices aux crimes les plus crapuleux. Le scénario est vraiment net et précis et je pense qu’une seconde lecture apporterait des précisions importantes, non pas que l’histoire soit difficile à appréhender, mais on pourrait y découvrir des détails intéressants. Je dois dire que j’étais plutôt sceptique au début, je m’imaginais déjà en train de mettre une note sanction pour exprimer mon scepticisme. Mais voyez-vous il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et comme je suis, enfin bon, j’ai changé d’avis quoi 🙂 J’ai trouvé cette bd très cohérente au final, bien écrite et bien dessinée. Je définirais cette histoire comme étant un mélange de Jack l’éventreur et de Shutter Island, rien de bien rigolo en somme. Pourtant  le docteur Coffin avait prévenu le jeune
Artless : Cette cellule ? Hum… Mieux vaut ne plus s’intéresser à ce patient, monsieur Artless… Il en va de votre confort mental, croyez moi.

Note : 4/5

Doy.

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