Tome 1 – S. Presle, J. Jouvray, AC. Jouvray – 2010 – Futuropolis – 60 planches

Cette histoire commence par une scène où un homme sortant d’une voiture, une machette à la main, va capturer des chiens pour les mettre dans un sac en toile de jute. Cet homme c’est Phil (ou Philippe), un homme seul – sa femme l’a quitté – malade, alcoolique qui semble au bout du rouleau. Pour gagner quelques euros il pèche le requin, et ses appâts sont des chiens dont il coupe la patte pour que le sang coule afin d’attirer les squales. Ses requins ne servent que de décoration aux buffets des grands restaurants locaux, pour finir l’heure suivante dans des conteneurs de poubelles. Phil fait la « connaissance » d’un jeune garçon qui se prénomme Nelson. Il vit dans les bidonvilles avec ses parents et sa sœur, il n’aime pas aller à l’école et préfère plutôt trainer dans les rues avec un copain junky. Suite à une énième correction de son père violent, Nelson s’enfuit de la maison en volant au passage les maigres économies familiales. Il dort sous les ponts et remarque un soir cet homme qui capture des chiens, dont sa chienne : Papaye ! Il retrouve la trace de cet homme qui va le séquestrer dans son garage. La peur gagne Nelson, que lui arrivera-t-il ?
Comme le dit Jérôme Jouvray dans son blog, la Pès Rekin fait partie des 140 bds qui viennent de sortir lors de cette rentrée. Difficile donc de se démarquer au milieu de toutes ces nouveautés, notamment avec Blacksad, Le Scorpion ou encore un nouveau Sfar, ‘Chagall en Russie’. Moi je l’attendais car comme vous avez pu le lire dans les posts précédents, j’aime le travail du dessinateur lyonnais. Bon vous vous dites, il va encore mettre un 5/5 alors pourquoi lire, il va dire que c’est bien, que c’est beau : allez au suivant ! Mais noooon reviens je vais t’expliquer un peu ce que j’ai pensé. Bon déjà il faut savoir que c’est une histoire dure, on ne rigole pas, on se dit plutôt qu’il y a de la misère partout et que c’est bien triste. En refermant la dernière page on se demande ce qu’il va advenir du jeune Nelson et comment ça va se terminer. Allez faites nous une fin à la Scoubidou, faites nous un happy end… L’utilisation du créole donne à cet histoire une touche plus réelle, on se sent au cœur de l’action même s’il faut souvent recourir au lexique se trouvant à la fin de l’album. Les dessins sont bien réalisés, cette façon de dessiner me plaît toujours autant, Jérôme a son style à lui et il le maîtrise, toujours épaulé par sa femme qui met parfaitement en couleurs ses belles planches. Ah oui, et page 36, il court bien à l’amble ce garçon, comprenne qui veut 🙂 J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de planches assez sombres, comme l’histoire au fond. Le tout est homogène et on attend le tome 2 avec impatience. Ah oui d’ailleurs, « quand est-ce prévu pour » le tome 2 ?

Note : 4/5

Doy.

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