Exposition, 9 juin-28 novembre 2010 – Cité de l’architecture et du patrimoine

A la faveur d’un week-end imprévu dans la capitale, je ne pouvais faire autrement que d’aller voir cette exposition dont l’affiche – un dessin de Nicolas de Crécy (Le Bibendum céleste, Période glaciaire, Léon la came, Salvatore…)  – avait attiré mon oeil en pleine rue au mois de juin dernier. En effet, tous les ingrédients semblaient réunis pour me séduire : vous savez désormais que j’ai récemment succombé aux joies de la BD, mais vous ne savez pas encore que je m’intéresse depuis longtemps – en profane que je suis – à l’architecture et à l’urbanisme (même que quand j’étais au collège je voulais être architecte, si si !!! Ah oui, c’est vrai, mais archéologue aussi, et restauratrice de tableaux, etc, etc… Bref, j’étais pas trop fixée… Mais là n’est pas le propos !). Je disais donc que je me suis rendue à la Cité de l’architecture convaincue que j’allais faire l’expo, sinon du siècle, du moins de l’année. J’avais même réussi à traîner une vieille copine (enfin, elle est pas vieille puisqu’elle a mon âge, mais ça fait longtemps que je la connais…), ce que je ne me risquerai plus à faire à l’avenir, car c’est quitte ou double et si l’on s’est planté dans son choix, on se trouve un peu embêté(e) vis-à-vis de la personne que l’on avait réussi à convaincre de nous accompagner.
Bref, vous l’aurez compris, j’ai été déçue par cette expo. Je vais maintenant tenter de vous expliquer pourquoi. Tout d’abord, je m’attendais à voir des planches et des planches – originales, s’il vous plaît ! – d’auteurs connus de moi (bon, ok, je suis complètement novice en la matière, vous le savez, mais bon quand même). Or, j’avoue que, à part Hergé (1 planche, magnifique, de ‘l’Etoile mystérieuse’, que j’aurais bien exposé dans mon salon, mais bon faut pas rêver…), E. P. Jacobs, Reiser, Gotlib, Bilal, Moebius et quelques autres, j’étais un peu larguée…  Sans doute parce que je m’attendais plus à voir une expo sur la BD, et la représentation de la ville dans la BD, que sur l’architecture et le dessin, comme point commun aux deux formes d’expression graphique. Surtout, grâce à mon oeil désormais averti, j’ai trouvé que la scénographie était déstabilisante : une longue allée étroite serpentant entre des panneaux disposés en épis, qui, avec la foule attendue un dimanche après-midi dans la capitale, générait rapidement une sensation oppressante. Beaucoup de texte à lire, le choix assumé d’une police de caractères ronde avec une ponctuation colorée : et l’envie d’en apprendre un peu plus sur les oeuvres présentées s’en trouvait rapidement diminuée. Last but not least ! Une seule planche et un petit dessin de De Crécy seulement, alors que l’affiche aurait pu laisser à penser le contraire, et un immense déséquilibre entre les différentes parties de l’expo (par exemple, la place démesurée consacrée à New York et l’espace très resserré dédié au Japon, sans véritable explication). Bon j’ai quand même appris deux ou trois trucs, et notamment ce qu’était le style graphique de la Ligne claire, dont les principaux représentants étaient largement exposés ici : Hergé bien sûr, mais aussi Ted Benoit, Joost Swarte, etc…  Au final, je suis tout de même contente d’avoir vu cette expo, car je voulais vraiment la voir et j’aurais regretté de ne pas y être allée car elle se termine très bientôt. Et puis, quelle vue magnifique sur Paris et la Tour Eiffel sous un ciel d’un bleu pur en sortant de la Cité de l’architecture !

Shifue.

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Un commentaire sur « Archi et BD : la ville dessinée »

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