Tome 1 – Le défosseur – E. Corbeyran, A. Bouillez – Delcourt – 2004 – 46 planches

C’est complètement par hasard que je suis tombée sur cette BD en passant en revue les bacs de Gibert Joseph à Paris le week-end dernier. J’y allais à l’origine pour des romans, mais quand j’ai vu qu’il y avait pleins de BD d’occasion, je n’ai pas résisté… Il faut dire qu’à 1 euro l’album, comme c’était le cas pour PEST, et ce malgré quelques petits accrocs sur la couverture (même que Doy, après le contrôle qualité, a validé), ç’eut été dommage de passer à côté. Malheureusement, je ne pouvais pas trop me charger, et puis, tête de linotte que je suis, j’avais oublié les titres des tomes qui manquaient dans notre BDthèque, donc j’ai dû passer à côté de pleins d’affaires, il faudra donc y retourner ! Mais de quoi parle cette BD, puisque c’est cela que vous voulez savoir ? Et bien, d’une épidémie – la PEST – qui a décimé voilà 10 ans une grande partie de Spleen City (tout un programme le nom de cette ville !). De nombreux habitants contaminés sont d’ailleurs parqués dans des fosses, en quarantaine, et attendent le médicament qui les soignera. Un jour, Abélard Tournemine (là aussi, ça ne s’invente pas), un jeune homme un peu naïf chargé de faire des analyses d’eau dans les marais environnants, s’aperçoit que la pollution est quasi nulle. Il en parle à son responsable, qui aussitôt fait remonter l’info au grand savant chargé des recherches sur la maladie, ce qui va avoir pour effet de déclencher une série d’événements dans lesquels Abélard se retrouvera pris pour cible, car il est tout à coup devenu gênant… Mais qui a donc intérêt à ce que cette épidémie persiste et à maintenir la population dans un état de terreur ?
Mon avis sur cette BD ? J’ai beaucoup aimé ! Dès les premières pages, en voyant le dessin, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’univers de Caro et Jeunet dans Délicatessen ou La Cité des enfants perdus. La galerie des personnages est en effet impressionnante, et la ville telle qu’elle est représentée absolument fascinante : c’est là que le terme d’utopie prend tout son sens, et c’était d’ailleurs rigolo de lire cette BD juste après avoir visité l’expo ‘Archi et BD‘, dans laquelle cette thématique était largement abordée. J’ai donc vraiment bien aimé le dessin de Bouillez, ainsi que les couleurs froides et assez sombres qui restituaient bien l’atmosphère de cette ville contaminée. Quant à l’histoire, je l’ai trouvée vraiment bien ficelée, et riche, pour ce qui devait constituer le premier tome d’une série de deux albums. Mais, et c’est là que je pâlis en vous écrivant, mon chéri m’a fait remarquer que cet album avait paru en 2004… Qu’on fait Corbeyran et Bouillez depuis ? Se pourrait-il que le tome 2 ne voit jamais le jour ? Ce serait fort dommage car ça partait bien et la fin du tome 1 laissait beaucoup d’ouvertures… A suivre donc !

Note : 5/5.

Shifue.

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