L’intégrale – Leo – Dargaud – 240 planches

J’ai presque honte de dire que je ne connaissais pas cette série – visiblement incontournable pour un grand nombre d’amateurs de BD – lorsque Del me l’a prêtée. Et pourtant, je n’en avais jamais entendu parler. Ceci étant dit, je n’irai pas par quatre chemins : j’ai été embarquée dès les premières planches et j’ai plongé immédiatement dans l’univers de Leo.
En quelques mots pour ceux qui ne connaîtraient pas cette série : il s’agit des aventures de deux jeunes gens, Kim Keller et Marc Sorensen, descendants des premiers colons venus de la Terre en vaisseau spatial sur la planète Aldébaran. Celle-ci est gouvernée par une dictature qui va jusqu’à imposer aux jeunes filles de procréer dès la puberté et d’avoir un grand nombre d’enfants, ainsi qu’à interdire aux musiciens de jouer en public. Au début de l’histoire, Kim et Marc vivent avec leur famille dans un petit village de pêcheurs sans histoires. Marc est amoureux de Nellie, la soeur de Kim, qui ne partage pas ses sentiments à son grand désespoir. Kim, elle, va encore à l’école et pose beaucoup de questions sur leurs ancêtres terriens, persuadée que leur retour sur Aldébaran est pour bientôt. Ceux-ci n’ont en effet plus donné de nouvelles depuis l’envoi des premiers colons, voilà une centaine d’années. C’est une catastrophe qui va pousser Kim et Marc à fuir loin de leur village. Ils vont peu à peu être mêlés à une affaire d’Etat qui va les obliger à grandir plus vite qu’ils ne l’auraient fait s’ils étaient restés tranquillement dans leur communauté. Les événements dramatiques qu’ils vont connaître vont également les rapprocher… Voilà pour le scénario, très bien ficelé ! L’avantage d’avoir l’intégrale entre les mains fait qu’un tome terminé, on peut tout de suite lire le suivant sans même se lever de son canapé… Car le suspens est préservé jusqu’à la fin de la série, si bien que l’attente a dû être longue pour les lecteurs qui l’ont découverte en temps réel.
Par ailleurs, en ce qui concerne le dessin, je vote pour à 200%. Ayant grandi avec Tintin, Blake et Mortimer, Alix, j’ai retrouvé là un trait assez classique voire académique (désolée pour ceux qui ne partagent pas mon avis), et donc terriblement efficace. J’irai jusqu’à dire irréprochable. J’ai été bluffée par la qualité des détails, notamment au niveau des paysages. Je me suis également fait la réflexion selon laquelle, contrairement à certaines séries où le trait se fait moins précis au fil des tomes, ou dans lesquelles les visages ne sont pas toujours très bien exécutés, il y a là une grande régularité et une grande homogénéité du dessin, ce qui est somme toute appréciable pour de la BD.
Pour toutes ces raisons, j’attends donc avec impatience de me plonger dans la suite des aventures avec ‘Bételgeuse’ !

Note : 5/5

Shifue.

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Un commentaire sur « Aldébaran »

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