Zadie Smith – Gallimard – 2007 – 548 pages

Le premier roman de Zadie Smith ‘Sourires de loup’ m’avait beaucoup plu. Je n’ai donc pas hésité à ouvrir ‘De la beauté’, en me disant que cela me permettrait peut-être de revenir à la lecture d’histoires racontées autrement que dans des cases et des bulles, ce que j’avais un peu de mal à faire ces derniers temps. Au final, il m’aura fallu presque 3 mois pour terminer ce livre, mais je vous rassure tout de suite : aussi curieux que cela puisse paraître vu ce que je viens d’écrire, il ne m’a pas déplu…
Je vais donc tenter de vous donner quelques éléments sur le scénario, assez complexe car foisonnant de personnages et de situations  parfois insensées, et de vous donner rapidement mes impressions maintenant que le marathon est terminé. L’histoire se déroule aux Etats-Unis, du côté de Boston. Howard Belsey enseigne l’art à l’université de Wellington, et est spécialiste de Rembrandt. Une querelle d’intellectuels l’oppose à Monty Kipps, lui aussi universitaire et spécialiste du peintre hollandais. Les deux hommes sont en effet à l’opposé sur l’échelle des valeurs (le premier est libéral, le second conservateur) d’où des débats sans fin par articles scientifiques interposés. Aussi éloignés l’un de l’autre qu’ils puissent paraître, les membres de leurs familles vont pourtant se croiser dans des lieux et occasions divers, pour des raisons que je vous laisserai découvrir si cela vous intéresse. Parallèlement, Howard est pris dans une autre querelle, que lui livre cette fois son épouse Kiki en raison d’une infidélité dont il semble ne pas chercher à vouloir se défendre. Ou tout au moins de manière très maladroite.
Et alors, qu’en ai-je pensé ? Je crois que ce qui m’a le plus séduite dans ce roman est une forme d’humour satirique, voire cynique, caractéristique d’une certaine littérature anglo-saxonne (David Lodge…), et qui est assez présent  ici. Les personnages sont attachants dans leur démesure, leur arrogance, leur naïveté, et surtout leur fragilité. Zadie Smith est en effet très forte pour montrer que tout n’est pas tout noir ou tout blanc, et qu’il faut se garder des préjugés. Au final, si je dois bien reconnaître que j’ai lutté pour refermer définitivement ce livre, je pense qu’en toute objectivité, et dans une période de moindre fatigue, je l’aurais lu avec beaucoup plus de plaisir… et surtout plus rapidement !

Note : 3,5/5.

Shifue

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s