Daniel Glattauer – Grasset – 2011 – 348 pages

Je me souviens parfaitement, encore aujourd’hui, et avec beaucoup d’émotion, de ce que j’avais écrit il y a un peu plus d’un an sur ce blog à propos de ‘Quand souffle le vent du nord‘, dont ‘La septième vague’ est en fait la suite. Ce roman m’avait touchée parce qu’il faisait étrangement écho à ma propre histoire, et que pour cette raison là ou peut-être en plus de cela, il m’avait énormément plu. Beaucoup de choses se sont passées depuis… Les aléas de la vie, quoi. Oui, on va dire ça…
Petite précision avant de vous parler de ‘La septième vague’ : je ne savais pas qu’il y aurait une suite aux aventures de Léo Leike et Emmi Rothner, car la fin de ‘Quand souffle…’ pouvait sembler définitive. Et même si je me souviens très bien être restée sur ma faim en refermant le premier volet de cette histoire d’amour un peu hors normes, je ne m’étais pas du tout posée la question de savoir si cette relation épistolaire, par mails interposés, aurait pu évoluer dans le temps car elle semblait sans issue. D’après ce que j’ai pu lire par ci par là, Daniel Glattauer ne songeait pas non plus à écrire une suite à ces aventures, mais il y aurait été poussé en raison de l’enthousiasme soulevé chez ses lecteurs, séduits par le premier roman. Grand bien lui en a pris, donc, et grand bien m’a pris aussi d’aller flâner dans les rayons de la ‘Kefna’ le week-end dernier, car j’étais passée complètement à côté de cette sortie incontournable.
J’ai donc retrouvé pour mon plus grand plaisir les mails pleins d’esprit d’Emmi et Léo, tantôt gais, tantôt tristes, tantôt ironiques, tantôt cyniques, tantôt moqueurs, tantôt enflammés, tantôt désespérés, tantôt implorants, tantôt désabusés, tantôt rancuniers, etc. En les lisant, on ne peut en effet qu’en tirer la conclusion suivante : s’agissant de la relation amoureuse, le mail a ses limites, car s’il permet de conserver le lien, il sert trop souvent d’écran à celui ou celle qui ne parvient pas à se livrer ou qui élude les questions sensibles, et il peut ainsi créer chez l’autre de la frustration. Jusqu’à la fin, on se demande donc comment toute cette histoire va bien pouvoir se terminer (mais en a-ton vraiment terminé avec Léo et Emmi ? On a des raisons d’espérer maintenant…). Il serait idiot de vous dévoiler ne serait-ce qu’une petite partie de ce qui se joue entre nos deux amis-amoureux-confidents. Je vous laisserai donc le soin de lire ces deux romans si ce que je viens de vous en dire vous en a donné l’envie. Je vous dirai simplement une chose, qui affleure à tout moment au long des mails échangés par nos deux protagonistes, et qui me semble très juste : l’amour s’accommode mal de la distance – distance géographique, mais aussi distance que les technologies de la communication mettent entre les gens, en leur donnant l’illusion de les rapprocher – sur le long terme…
A méditer !

Note : 5/5

Shifue.

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Un commentaire sur « La septième vague »

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