Attila le Hun – Le Fléau de Dieu – Tome 3 – Manu Larcenet – 2006 – 46 planches

Et si nous parlions un peu bd depuis le temps. Initialement ce blog a vu le jour pour que Shifue et moi vous parlions de nos lectures, de nos sorties, de nos randos. C’est à la réouverture que les photos se sont immiscées  on voit d’ailleurs qu’elles prennent une place très importante depuis. Alors revenons aux fondamentaux 🙂

C’est en 451 que Monsieur le Hun, Attila de son prénom*, arrive en pleine Beauce – qu’il trouve plate, trite et morne comme une limande échouée sur une plage de la mer du nord un jour de pluie fine (spéciale dédicace à OP) – pour parachever son oeuvre. En effet  il a tout conquis, le reste du monde lui appartient déjà. Cette perspective devrait le remplir de joie « comme lorsqu’il a tué son tout premier chaton à coups de marteau » mais non rien, il ne ressent absolument rien… Bien qu’il envoie son armée pourfendre, éventrer, violer tout se qui se trouve sur cette morne plaine, rien n’y fait, une étrange sensation s’empare de notre héros. A quoi cela sert-il ? Bien que le monde soit désormais intégralement à lui il se questionne sur le pourquoi de cet quête… Une quête spirituelle naitrait-elle dans la tête de notre hommes ? Rien n’est moins sur.

Alors Manu Larcenet a-t-il avec cet album réussi à me donner envie de lire des traités d’histoire sur Attila le Hun ? Pas sur ! En revanche il m’a bien fait rigoler et je pense que c’était le but initial de cette bd et de cette série… Très franchement je ne suis pas certain qu’il soit très conseillé de se tenir à ce qu’on lit ici pour comprendre l’histoire, même si je ne connais pas très bien les faits. Et évitez de refiler ça à vos gosses… Après avoir lu « Le combat ordinaire », « Blast » et certains « Donjon » je me sens plutôt en phase avec ce que peut faire Larcenet. Bien que les dessins ne soient pas hyper recherchés le résultat est plus qu’attrayant. D’ailleurs je me dis souvent que certains dessinateurs arrivent à nous fidéliser rapidement avec ces concepts  Bien que les planches ne soient pas du Schuiten, on s’attache. A titre d’exemple je suis fan de Baru, pourtant à la première lecture je doutais plutôt… Pour Larcenet c’est pareil, les dessins sont simples voir simplistes parfois. On voit cependant que c’est un partie pris car certaines planches sont au contraires plutôt fouillées et complexes. C’est à mon sens le scénario qui rehausse le tout. Bien sur un dessin simple avec un scénar simplet ça ferait pas bon ménage mais là ce n’est pas le cas. Non là c’est très cinglant, c’est très Fluide glacial pour résumer… Bien sur ça ne doit pas correspondre à tout le monde, je comprends que ce genre puisse faire dresser les cheveux sur la tête de ceux qui n’en ont pas, mais moi je suis franchement client du genre.

* Juste pour info, au cas où certains se diraient ‘mais qu’il est bête ce Doy’, c’était une blague. Je sais que le nom de famille de Attila n’est pas Le Hun, on me la fait pas. Le Hun était en réalité le nom de son grand-père, Attila lui c’était le Trois : CQFD… Ok je sors…

Note : 4/5

Doy.

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