Prisonniers du paradisPrisonniers du paradis – Arto Paasilinna – 1974 – Folio – 208 pages

Résumé (4ème de couverture) : Un avion qui fait un amerrissage forcé avec à son bord des sages-femmes et des bûcherons – à proximité quand même d’une île – cela n’existe que chez Paasilinna. Voici les naufragés qui s’organisent, chacun retrouvant vite ses habitudes : les Finlandais distillent de l’alcool et ouvrent le « Café de la jungle ». Les Suédoises mettent sur pied un centre de planning familial – n’oublions pas qu’il y a vingt-huit hommes et vingt-six femmes échoués sur la plage. Une plage de sable blanc bordée de cocotiers et où finalement, entre chasse, pêche et culture, la vie ne va pas être désagréable du tout. Au point que certains n’auront aucune envie de retrouver la « civilisation » quand un navire américain s’approche et que son commandant veut évacuer les joyeux naufragés. Des problèmes aigus vont alors se poser et il faudra tout l’humour de Paasilinna pour tenter de les résoudre.

Mon avis : Avant de me lancer dans la lecture de ce roman je ne connaissais pas Arto Paasilinna. J’ai l’impression d’avoir été saisi de cécité depuis de nombreuses années car, depuis, je vois ses romans partout, surtout Le lièvre de Vatanen. Ce midi j’ai même vu un de ses romans adapté en bd : La forêt des renards pendus chez Futuropolis. Ayant cru comprendre que ses romans étaient plutôt accès nature, grands espaces avec des pointes d’humour burlesque je me suis dis « en voilà un auteur qu’il est pour toi » et je me mets en quête du premier qui serait sans nul doute le premier d’une longue série. Mon dévolu s’est jeté par hasard sur Prisonniers du Paradis, la quatrième de couverture m’ayant bien plu. La lecture est aisée, le postulat de départ du fait de son improbabilité ne renforce que l’envie d’aller plus loin. Oui mais voilà il est où l’humour burlesque, décalé, voire déjanté auquel je m’attends ? Ok une cinquantaine de Robinson venus du grand nord écrasée sur une île déserte c’est pas tous les jours que ça arrive j’en conviens…

Je crois surtout qu’ayant lu tellement de bonnes critiques sur cet auteur que j’en attendais plus, que je pensais être en présence d’un coté décalé à chaque page. Je pensais sans doute rencontrer un Jonas Jonasson bis… J’en vois d’ici crier au scandale en disant que Jonasson est suédois, pas finnois, et que c’est comme si on comparait un Zola à un Cervantes… Bien entendu je ne crache pas dans la soupe, d’une part je suis allé au bout – ce qui prouve quand même que j’ai aimé – et puis l’histoire est bien ficelée et nous y trouvons quand même des moments humoristiques. J’en veux pour preuve la scène de beuverie au bar qui est assez distrayante. De plus ce coté insulo/socialo/ecolo est plutôt bien vu, tout le monde il est égal à son voisin et chacun travaille pour le groupe.

La découverte de cet auteur ne m’aura pas permis d’être complètement emballé et j’attends de lire un autre de ses romans (en immersion type grand froid) pour confirmer ou je l’espère infirmer mon premier avis.

Citation : Il me semble que cette île serait un endroit idéal pour passer agréablement les années de vie qui nous restent. Il déclara qu’il ne comprenait pas pourquoi nous tenions tant que ça à retourner dans un monde déchiré par les guerres, pour payer des impôts, acheter des produits coûteux et superflus, avoir un cancer du poumon ou quelque autre maladie, écouter les jérémiades continuelles de nos épouses au sujet de leurs jambes enflées et de la laverie toujours bondée.
 
Note : 3/5
 
Doy.
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5 commentaires sur « Prisonniers du paradis »

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