Malavita – Tonino Benacquista – 2005 – Gallimard Nrf – 320 pages

MalavitaQuatrième de couverture : Une famille apparemment comme les autres.
Une chose est sûre, s’ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner…

Mon avis : Nous avions déniché ce roman dans une broc peu avant son adaptation dans les salles obscures et sombres. Shifue l’avait lu à l’époque et également la suite Malivita Encore, elle en garde à priori un plutôt bon souvenir. Nos avis vont-ils à nouveau être en phase ?

Sur la papier tout est présent pour que ce livre me plaise, en plus du pitch, sachant qu’il s’agit de l’histoire de la famille d’un repenti mis au vert en France et recherché par toute la mafia New-Yorkaise et dont la tête est mise à prix pour la modique somme de 20 millions de roros, une paille…
Dans les faits c’est une histoire fort distrayante dont les personnages hauts en couleur sont pour le moins charismatiques. Le père, archétype du mafieux sans fois ni loi, qui découvre une machine à écrire, à décidé d’écrire ses mémoires pour passer le temps. La mère, qui, usée des « dérives » de son mari, essaye de se racheter en œuvrant dans des associations caritatives. Les enfants, Belle et Warren commencent à en avoir ras la casquette de changer de ville dès que leur père pète les plombs. Et pendant ce temps le FBI veille au grain à temps plein. La construction est simple et il n’y a pas à se creuser la tête pour comprendre l’intrigue, c’est un bon divertissement plutôt barré.
Mais voilà pour moi c’est le « plutôt » qui me gène un peu. Je n’ai pas réussi à savoir comment appréhender ce livre, tantôt décalé, tantôt sérieux. Ces deux aspects n’étant jamais traités au maximum. C’est sans doute cet aspect qui a créé une « frustration » une fois le roman refermé. Trop ou pas assez… Aujourd’hui avec un peu de recul, ayant terminé sa lecture depuis plusieurs jour maintenant, je pense qu’il s’agit essentiellement d’un livre axé sur un humour noir, décalé, que je n’ai pas suffisamment décrypté ainsi.
J’ai également trouvé que les personnages auraient mérité d’être davantage détaillés, chacun s’y prêtant bien aux vues des caractères qu’ils ont.
Bref, un bon moment mais pas non plus la lecture de l’année. Je n’ai pas eu envie, en tout cas pour le moment, d’ouvrir Malavita Encore.
Ah oui j’allais oublié ! Pourquoi Malavita (la mauvaise vie) au fait ? C’est le nom de la chienne de la famille qui dort prêt de la chaudière toute la journée.
Ah oui j’allais oublié bis ! Une histoire de repenti ça me fait penser à la chanson du même nom de Renan Luce « Repenti, j’ai trahi… »
 

Citations : « Mon père est un Américain de base, tu as oublié ce que c’était. Un type qui parle pour se faire comprendre, pas pour faire des phrases. Un homme qui n’a pas besoin de dire vous quand il sait dire tu. Un type qui est, qui a, qui dit et qui fait, il n’a pas besoin d’autres verbes. Un type qui ne dîne, ne déjeune et ne soupe jamais : il mange. Pour lui, le passé est ce qui arrivé avant le présent, et le futur ce qui arrivera après , à quoi bon compliquer ? As-tu déjà listé le nombre de choses que ton père est capable d’exprimer rien qu’avec le mot « fuck » ? […] « Fuck » dans sa bouche peut vouloir dire : « Mon Dieu, dans quelle panade me suis-je fourré ! », ou encore :  » Ce gars-là va me le payer cher un jour », mais aussi « J’adore ce film »

« Al Capone disait toujours : On obtient plus de choses en étant poli et armé qu’en étant juste poli. »

Note 3/5

 Doy.

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2 commentaires sur « Malavita »

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