En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut – 2016 – Finitude – 160 pages.

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Pitch (ou 4ème de couv) : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis : Mille fois commenté, mille fois encensé je vais essayer de faire un post qui sorte un peu des sentiers battus, j’y mettrai du c’est top, trop cool, génial, +1, trop de la balle pour faire le buzz. Bien sur je déconne. En fait, une fois refermé je me suis juste dit « ouah » ! J’aurais tout aussi pu dire « ah ouais quand même » ou alors en mode ouvertures de vannes un truc du genre « ce roman met une sacrée claque, je vais le relire à n’en pas douter… »

Si vous vous rappelez bien, fidèles lecteurs, ce roman faisait partie de ma PALP (je suis en train de me dire que ma PALP qui compte principalement des romans pourrait s’appeler ma PALP FICTION, ok je sors…) et devait être lu mais pas dans l’immédiat. C’est hier que ma très chère femme l’a ramené et que je n’ai pas pu résister. Oui je suis faible j’avoue. J’ai même laissé ma lecture du moment (Canada de Richard Ford) de coté pour dévorer celui qui me titillait trop ! J’ai commencé hier soir donc, et j’ai tout de suite accroché, non, adoré. Non pas parce que tout le monde dit que c’est bien, parce qu’il est primé. Non, parce j’ai aimé le style dès le début, parce faire parler l’enfant donne un regard naïf, attendrissant, parce que certaines phrases ou réflexions du père me font penser à du Raymond Devos dans le texte (voire à mon père à moi), parce que c’est frais, parce qu’on comprend ce qu’est l’amour fou et/ou la folie de l’amour. Oui l’amour fou il s’agit bien de cela ici, où la folie est palpable au sens propre comme au sens figuré. La folie comme maladie, celle de la mère…

J’ai lu la première moitié du bouquin et puis je me suis quand même dit « c’est pas tout ça mon Doy mais demain y faut quand même aller bosser alors si tu dormais un peu tu pourras reprendre et finir cette douce lecture demain ? » Insomnie mon amie, Merci ! Oui d’habitude je te maudis insomnie mais là merci car c’est grâce à toi que je me suis levé à 04 heures 30 du mat’ ce qui m’a permis de terminer cette fable extravagante. Je n’ai pas du attendre ce soir pour connaitre la fin, cette émouvante fin.

Je ne vous cache pas que j’avais la gorge serrée en refermant ce livre sans vouloir en dire trop pour autant. Comment ça j’étais le seul en France à ne pas avoir lu ce roman ? Alors je peux balancer la fin ça gênera personne ?

Depuis que je me suis remis à beaucoup lire (toute proportion gardée bien entendu, moins que Pivot mais plus qu’un ********, du moins j’espère) c’est sans nul doute ma lecture préférée, dans le contenu, le rythme, le fond, la forme (…) de cette année.

******* je vous laisse mettre le nom que vous voulez j’ai pas envie d’avoir d’ennuis 🙂

Citations : « D’elle mon père disait qu’elle tutoyait les étoiles, ce qui me semblait étrange car elle vouvoyait tout le monde, y compris moi. »

« Sur le mur, était accroché un poster de Claude François en costume de pacotille, que Papa avait transformé en cible à fléchettes avec un compas, parce qu’il trouvait qu’il chantait comme une casserole, mais dieu merci, disait-il, EDF avait mis fin à tout ça, sans que je comprenne ni comment, ni pourquoi. « 

« J’avais rencontré une Don Quichotte en jupe et en bottes, qui, chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui tapait les flancs, pour partir au galop à l’assaut des ses lointains moulins quotidiens »

Note : 5/5

Doy.

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3 commentaires sur « En attendant Bojangles »

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