L’ours est un écrivain comme les autres – William Kotzwinkle – 10/18 – 1996 – 286 pages

ours2Résumé (quatrième de couverture) : Il était une fois un ours qui voulait devenir un homme… et qui devint écrivain. Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine, un plantigrade comprend qu’il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et de ses supermarchés aux linéaires débordants de sucreries… Le livre sous le bras, il s’en va à New York, où les éditeurs vont se battre pour publier l’œuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique ! Devenu la coqueluche du monde des lettres sous le nom de Dan Flakes, l’ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes…

Mon avis : En refermant ce livre je ne savais pas comment j’allais m’y prendre pour dire ce que j’en pensais, n’ayant pas un avis tranché. L’essentiel de ce roman ne repose pas sur le fait qu’un ursidé parle et aille tenter de vendre à New-York un livre trouvé sous un arbre. Ok ça arrive pas tous les jours mais passé la surprise on s’y fait, c’est comme tout. Certes les répliques et réflexions de Dan Flakes (notre ours) sont toutes loufoques et désopilantes, j’en veux pour preuve quand une femme prête à tout lui fait du charme pour arriver à ses fins : « Avec des poils sur le visage et le dessus des mains, elle pourrait être belle » ou « Les femelles humaines ne savaient tout bonnement pas émoustiller les ours ». Mais que penserions nous au final si nous essayions, nous humains, de nous insérer dans un milieu différent du notre ?

A mon sens la 4ème en dit beaucoup trop sur le contenu du livre ce qui devrait nous mettre la puce à l’oreille car l’histoire est au fond à mettre au second plan. Le but de ce livre est sans doute qu’il faut se concentrer sur la critique de la société de consommation et plus particulièrement sur le milieu de l’édition. La lecture sous jacente nous dépeint sans concession – certes avec un bonne dose de caricature, du moins j’espère – un microcosme où se côtoient des gens tout à fait étranges. Une fois passé l’étonnement de l’ours parlant qui veux devenir « une personne » on se focalise sans doute plus sur ce qui gravite autour de lui : son entourage (son agent, l’éditeur, l’attachée de presse, l’avocat…) et les arcanes du monde littéraire. C’est avec un ton acerbe que ce petit milieu nous est décrit et on est en droit de se demander si, au final, ce n’est pas ce bon gros Dan Flakes qui est le plus normal de tous.

Au final qu’ai-je pensé de ce roman ? Comme je le disais en début je n’ai pas un avis tranché. J’ai aimé le style, le ton cynique, sans toutefois avoir été absolument conquis. Je crois que lire des critiques avant influe sur la lecture à venir (ceci étant c’est de lire des critiques et d’autres blogs qui m’a donné envie d’acheter ce livre…). J’avais lu beaucoup de bonnes choses et partais avec un à priori positif ce qui m’a sans fait en attendre davantage. Néanmoins j’ai quand même passé un très bon moment.

Citations : « Couvrir les murs de livres, c’est le truc le plus intelligent qu’il ait fait. Les livres, c’est bien mieux que les copeaux de bois pour isoler une baraque. »

« J’ai cru comprendre que vous étiez originaire du Maine, dit le vice-président. Nous avons âprement lutté pour y préserver la nature sauvage.
– Je préfère les hôtels, répondit l’ours. Ils lavent vos slips. »

Note : 4/5

Doy.

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