Zeiss Ikon Contessa 35

C’est un véritable coup de cœur que je présente aujourd’hui. J’ai chiné cet appareil photo (bien moins propre dans son état d’origine) ce week-end, un Zeiss Ikon Contessa 35. Attiré d’abord par son look exceptionnel, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre qu’il s’agissait là d’un appareil tout à fait remarquable. Laissez-moi donc vous présenter cette petite merveille.

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Petit historique de la marque Zeiss : en 1846, Carl Zeiss crée un atelier d’optique à Iéna en Allemagne. Il se lance notamment dans la fabrication de microscopes et à tout ce qui attrait aux lentilles optiques. Après la 2ème Guerre mondiale, une partie du personnel est transférée dans la zone d’occupation américaine. À l’image du pays, la société Zeiss sera coupée en deux : Carl Zeiss en Allemagne de l’Ouest, VEB Carl Zeiss Jena (entreprise d’État) en Allemagne de l’Est. En 1948 lancement à Dresde du Contax S, premier reflex à visée entièrement redressée. Ce qui reste des anciens établissements Zeiss de Dresde est contraint d’abandonner l’usage des marques Zeiss Ikon et Contax, dont l’exclusivité est revendiquée par Zeiss Ikon AG (Stuttgart). En RDA Zeiss est à l’origine d’un nouveau complexe industriel qui prend le nom de Pentacon. Les deux entreprises seront réunifiées en 1991.

L’appareil dont nous parlons aujourd’hui est donc, vous l’aurez compris, un pur produit du savoir-faire allemand. Deutsch qualitat !

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Le Contessa est un folding à soufflet issu de l’amélioration de l’Ikonta 35 de 1947 et a été produit de 1950 à1955. Cet appareil lors de sa sortie a tout pour plaire : une prestigieuse optique Zeiss Opton Tessar 2,8 – 45 mm dans un Compur-Rapid (Synchro-Compur à partir de 1953, modèle présenté ici), une cellule au Sélénium intégrée et surtout un télémètre couplé sur le même principe que les Super-Ikontas. Néanmoins ce concentré de technologie avait un fort handicap, un prix de vente élevé. Sa carrière s’arrêta en 1955, Zeiss misant alors sur son réflex Contaflex.

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Nous sommes en présence d’un concentré du savoir-faire Zeiss Ikon. La qualité de fabrication est remarquable, les finitions sont impeccables, c’est lourd, robuste, solide mais dans un volume très contraint. Le soucis du détail est poussé très loin, notez cette petite cale permettant de poser l’appareil en position horizontale. C’est somptueux.

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A ce jour je n’ai pas testé cet appareil, mais compte tenu de la qualité de fabrication, des qualités intrinsèques des optiques Zeiss (opton), nul doute que ça sera une très bonne surprise quand ça sera le moment d’autant plus qu’il semble parfaitement fonctionnel.

Conclusion : ce Zeiss Ikon Contessa 35 est semble-t-il prisé des collectionneurs, tant par ses qualités optiques que par sa conception/finition et donc par le coté abouti de l’ensemble. De plus cet appareil est aussi un objet terriblement tendance tant il est beau et, je dois bien l’avouer, c’est d’abord ça qui saute aux yeux selon moi, sa beauté intemporelle.

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Caractéristiques techniques :

  • Folding (soufflet) de 35mm plein format 24x36mm
  • Cellule manuelle, avec molette de réglages et cadran de lecture sur le capot
  • Griffe porte-accessoires
  • Molette de rappel du type de film utilisé, sur le capot
  • Télémètre couplé
  • Viseur plein cadre
  • Obturateur SYNCHRO COMPUR, vitesse 1s au 1/500ème + pose B
  • Objectif : OPTON TESSAR – T – f 2.8/45mm. MAP mini à 0,8m.
  • Compteur de vue sur la semelle.
  • Molette d’avancement et rembobinage sur la semelle + sécurité contre la double exposition.

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Le Thiers par Robert David

C’est une passion différente de celle de la lecture ou de la photo dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Depuis petit, comme beaucoup de petits garçons, j’aime les couteaux. Aujourd’hui je suis moins petit certes mais j’aime toujours ces objets, plus particulièrement les couteaux de poche. Ce qui me plaît c’est la possibilité d’en mettre un dans la poche (d’où son nom, pas con) et de l’avoir avec soi « en cas de besoin ». J’aime pouvoir avoir ce contact chaud avec le manche en bois qui se patinera avec le temps et qui fera de ce couteau un objet unique, mon couteau…

Le couteau dont je vais vous parler aujourd’hui est somme toute assez simple, sans fioritures et pas vraiment recherché. Les finitions ne sont pas irréprochables et la lame d’une qualité à revoir. Mais c’est justement sa simplicité et sa petite taille qui m’ont séduit. Il s’agit d’un Thiers réalise par Robert David se composant d’une lame 12C27 et d’un manche en olivier. La coutellerie Robert David se situe à Thiers, mais c’est à Briançon lors de vacances avec mon amoureuse que j’ai pu acquérir ce bel objet. C’est un peu grâce au vendeur de la quincaillerie dans laquelle nous nous trouvions que j’ai décidé de l’acheter. En effet le propriétaire des lieux était un de ces commerçants (ce mot est important, il ne s’agit pas ici d’un commercial prêt à vous vendre père et mère pour faire son chiffre) qui vous parle humblement de ses objets sans vouloir les vendre à tout prix. Je pense que cet aspect qui est important à mes yeux a fait que je me suis décidé ce jour là à lui acheter ce petit couteau qui est régulièrement dans ma poche depuis…

Doy.