En attendant Godot

Senanque Abbaye Godot Dieu MonastèreEOS 400D, EF-S 18-55 f3.5-5.6, ISO 200 1/1250s f5.6

De l’Abbaye Notre-Dame de Sénanque que j’ai visitée en mai dernier, j’ai ramené quelques photos dont celles-ci. Je me suis ce jour là plus particulièrement attardée sur l’architecture du monastère et les jeux d’ombre et de lumière, afin d’essayer de saisir l’atmosphère du lieu. Pas simple néanmoins de composer avec la force du soleil à cette heure là de la journée… Et puis je ne suis pas très sûre d’avoir eu alors avec moi l’objectif le plus approprié pour faire de la photo d’archi…
Ce qui m’a plu à travers ce cliché c’est de réussir tout à fait par hasard à saisir un instantané de vie dans un lieu où les moines, qui n’en restent pas moins des hommes, sont habituellement tournés vers la méditation, la prière, la contemplation.   

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Lincoln – Le fou sur la montagne

Tome 7 – O., J. et AC. Jouvray – 2012 – Paquet – 46 planches

Lincoln is back ! Nous le retrouvons pour ce 7ème opus le cow-boy solitaire et nouvelement barbu en train de chasser l’ours à sa façon dans les montagnes enneigées. Le méthode employée n’est pas à conseiller à tout le monde puisqu’elle consiste à se laisser attaquer par l’animal et s’engager dans un corps à corps. Le décor est planté. On se rappelle que notre héros est immortel et lui aussi pour le coup. Tout se passe bien pour lui, il chasse, vend ses peaux, s’achète de l’alcool avec l’argent gagné, se saoule, cuve et la boucle est bouclée. Sa vie semble lui convenir parfaitement jusqu’au jour où un « illuminé » en robe de bure convainc les autorités d’interdire la vente et la consommation d’alcool. C’en est trop pour Lincoln qui ne l’entend pas de cette oreille et va vite reprendre – ou essayer de reprendre – les choses en main, à sa manière. Pour se faire il sera aidé par deux acolytes alcooliques plus qu’improbables…

Alors vous savez que je suis un grand fan de Lincoln depuis longtemps déjà. Ce tome 7 était attendu par beaucoup de monde depuis maintenant 3 ans. Retour gagnant ou pas ? Et autre question est-on objectif quand on est fan ? Entendez par fan quelqu’un qui aime vraiment bien cette série, pas le mec fa-natique. C’est vrai que je l’attendais depuis un paquet (jeu de mot…) de temps cet album. Alors quand elle arrive on se sent un peu fébrile. Déjà ça fait plaisir de retrouver le même bonhomme renfrogné, bourru, grincheux mais tellement attachant. Découvrir de nouvelles têtes fait également plaisir, surtout les 2 acolytes de Lincoln qui valent le détour. L’humour caustique est toujours présent, c’est toujours cinglant, ça va droit au but. Je pense en revanche qu’à force de connaitre le personnage on s’habitue à lui et à sa dialectique, on est moins étonné du ton donné. J’ai trouvé que Dieu et le Diable étaient moins présent que par le passé dans ce tome. Ils jouent un rôle nettement moins important, même si la dernière case laisse présager d’une nouvelle vie à Lincoln. D’ailleurs la dernière planche ouvre carrément la porte à la suite des évènements ce qui me fait penser que ce tome 7 serait presque un album de transition, de remise en route ? Quoi qu’il en soit moi je suis toujours aussi bon public pour le travail de la famille Jouvray. Je n’ai pas été déçu et j’attends la suite avec une impatience non- dissimulée. Si comme moi vous aimez Lincoln et si vous avez quelques kopecks de coté, les planches de ce tome sont visibles et à vendre chez Bleus et originaux, à Lyon.
A ma question retour gagnant ou pas, je dirais : OUI !!! 🙂

Pour lire nos anciens posts sur cette fabuleuse série c’est ICI

Note : 5/5 

Doy.

Lincoln

Tomes 1 à 6 – O., J. et A.-C. Jouvray – Paquet


Ca y est, enfin ! Je peux enfin comprendre pourquoi Doy est tombé raide fan de cette série qui m’était bien évidemment totalement inconnue, et qu’il a dévorée plus vite que son ombre. En effet, clouée chez moi pour cause de syndrome infectieux – on n’en saura pas plus, merci le corps médical – j’ai donc du temps à revendre et en profite pour bouquiner, flâner, buller, rêvasser… Mais je m’éloigne de mon sujet… Que dire de plus, à propos de Lincoln, que Doy dans ses posts précédents ? D’abord que j’ai adoré moi aussi, en premier lieu pour cet humour si particulier fait d’ironie, de cynisme, toujours bien adapté aux circonstances. Que j’ai aimé suivre cet anti-héros tout au long des six tomes déjà parus, Lincoln étant tout sauf un personnage auquel on penserait pouvoir s’identifier à première vue, bien vu justement ! Que j’ai trouvé excellents les personnages de Dieu et du Diable, qui font leurs petits arrangements et leurs petites combines sur le dos des pauvres mortels que nous sommes… Un petit air de blasphème, mais quand on y réfléchit bien… Et puis, force est de constater que la famille Jouvray est plutôt fortiche pour nous embarquer comme ça sur une série qui jamais ne s’essouffle, c’est suffisamment rare pour le souligner. Bref, j’ai bien ri et je pense moi aussi que je relirai de temps en temps un tome par ci par là, juste pour me remettre en mémoire quelques expressions particulièrement bien trouvées.


Note : 5/5

Shifue.

Sophia Aram – Crise de foi

Festival Off (Avignon 2010) – Théâtre des Béliers

Avec l’été recommence la saison des festivals un peu partout en France et sur Avignon, place au théâtre ! Comme pour la rentrée littéraire, le choix est cornélien tant le nombre de spectacles va croissant d’année en année : plus de 1000, tous genres confondus, pour cette édition ! Dans ce dédale de représentations, de compagnies, de théâtres, comment faire son choix me direz-vous ? Plusieurs possibilités : se diriger vers un auteur, une pièce connus et appréciés ; laisser faire le bouche à oreille ; se laisser convaincre par les troupes qui tractent tous les jours et sans relâche sous le soleil avignonnais dans la joie et la bonne humeur.
Pour ce qui est de ce spectacle, ‘Crise de foi’, je me suis laissée entraîner par ma cousine qui connaissait Sophia Aram à travers le ‘Fou du Roi’, l’émission de Stéphane Bern sur France Inter (voleur de prénom !!! Non, c’est rien, j’me comprends…). La thématique de la religion et de ses excès me branchait bien, mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre ne connaissant pas la comédienne. Eh bien, je dois dire que j’ai passé un très bon moment. Sur un sujet particulièrement sensible, Sophia Aram – une pêche d’enfer et un talent d’imitatrice indéniable – parvient à faire rire sans tomber dans le piège de critiquer une religion plus qu’une autre. Non, elle s’attaque aux trois religions monothéistes avec la même causticité, en pointant les incohérences des textes sacrés et le comportement de certains croyants qui observent parfois des règles absurdes au nom de leur foi. Née dans une famille de confession musulmane, Sophia Aram raconte à un moment du spectacle que la religion a marqué son enfance et a été responsable pendant plusieurs années de ses insomnies, son rôle étant de culpabiliser et de faire peur aux hommes. J’ai noté quelques phrases hilarantes, et notamment celle-là : « Je suis à la religion ce que Ferrero Rocher est à la diplomatie ». Classe, non ?? Pour finir, à  l’adresse de ceux qui seraient tentés d’aller voir ‘Crise de foi’ mais qui hésitent peut-être encore, je délivrerai le conseil donné aux spectateurs avant la représentation : ‘Ce spectacle s’adresse à ceux qui placent leur humour au dessus de leur foi’. Bon divertissement !

Shifue.

Lincoln

Tome 5 & 6 – Famille Jouvray – 2003/04 – Paquet – 2×46 planches

Nous retrouvons Lincoln à l’arrière d’un diligence conduite par Dieu lui même, il se réveille et son premier mot est : chier ! Cet épisode nous amène au Mexique, exit New-York ou la prison, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on voyage. Bien sûr, le jeune cowboy va vite se retrouver dans un plan foireux qui va lui faire prendre des coups et c’est ça qu’on aime au fond. Et la belle Paloma va débarquer pour lui sauver la mise. Mais que se passera-t-il entre ces deux là ?
Vous l’aurez compris en lisant mes autres posts sur cet anti-héros, avant même d’ouvrir un tome je suis déjà conquis. La question que je me pose d’ailleurs est la suivante : si la famille Jouvray nous faisait 1 grosse bouse, m’en rendrais-je compte ? J’ose espérer avoir encore un sens suffisamment critique pour cette série que j’adore. Ceci dit, ben j’ai aimé une fois de plus… Et pourquoi donc est-ce que cette série m’éclate autant ? Vaste question qui mérite d’être posée et à laquelle je vais essayer de répondre. Tout d’abord, j’ai vraiment l’impression que les auteurs ne se prennent pas au sérieux, et ce même après les 4 premiers tomes qui ont visiblement été des succès (je crois d’ailleurs que le tome 1 en est à sa sixième édition). Ensuite, j’aime ce héros nihiliste qui ne ressemble pas à Lucky Luke, qui jure plus qu’il ne parle et qui a aux basks Dieu et Satan. Ca doit pas être facile facile d’avoir deux gugusses pareils qui commentent tous ses faits et gestes, perso je serais pas fan. Pour finir, les dialogues sont incisifs, les répliques fusent, bref ces bulles mettent en valeur le dessin et le dessin sert les dialogues, la boucle est donc bouclée. Bon ça c’est ce que je pense de façon générale de cette série. Et si on parlait de ces 2 tomes spécifiquement ? Allez suivez moi. Ce qu’il y a de nouveau dans ces 96 planches c’est la présence féminine et c’est totalement inédit. Elle s’appelle Paloma, elle est belle et bien sur Lincoln va avoir un filet de bave à la commissure des lèvres dès qu’il la verra. Cette présence féminine apporte vraiment de la fraîcheur à ces tomes. Une autre nouveauté est à noter, ce sont les planches qui passent de 3 à 4 lignes, c’est à dire qu’on a environ 33% d’histoire en plus en 46 pages. C’est pas de la balle ça ?
En revanche j’ai gardé une mauvaise nouvelle pour la fin, Jérôme Jouvray m’a dit lors d’un séance de dédicaces qu’ils ne prévoient pas de suite avant au moins 2 ou 3 ans. Oui c’est triste mais il faut espoir garder, un jour il reviendra seul ou mal accompagné pour nous ravir à nouveau…

Note : 5/5

Doy.

Lincoln – Châtiment corporel

Tome 4 – Famille Jouvray – 2006 – Paquet – 46 planches

On retrouve Lincoln là où on l’avait laissé, à New-York, 3 ans après la fin du tome 3. Le cowboy est toujours policier – ripoux surtout – et a pris pas mal de gras (y’avait des Mc Do déjà à l’époque ?). C’est lors d’une descente dans laquelle il en profite pour mettre la main sur un beau butin que nos amis Dieu et Satan reviennent lui faire coucou. Tout ça ne sent pas bien bon et pour cause, le chef de la police arrive pour passer les menottes au héros à cause de ses méthodes douteuses et surtout pour ses divers trafics. Après un procès haut en couleur – en effet Lincoln va en profiter pour livrer les petites combines de tous les puissants de la ville – le jeune homme va entendre la sentence : 200 années de travaux forcés ! C’est donc dans une prison que va se passer cette nouvelle aventure, et quelle prison…
D’abord et avant toute chose cet album est pour moi un petit trésor et ce même avant de l’avoir lu. Je m’explique. En effet je l’ai acheté d’occaz sur un site de petites annonces et il est dédicacé par les auteurs et ça c’est de la boulette. En plus c’est une édition originale, que demande le peuple ? Et le contenu me direz-vous ? Oui je comprends car vous vous ne pouvez que le lire, à moins que je ne scanne la dédicace pour que vous en profitiez, je vais réfléchir. Donc ce quatrième tome est-il toujours aussi bien que les trois premiers ? Selon moi oui, et comment ! Certes je pars maintenant avec un a priori forcement positif quand j’ouvre ces albums mais il faut reconnaitre que la famille Jouvray fait des merveilles. Tout y est, je trouve le dessin bien réalisé. Le scénario sert admirablement ce trait, à moins que ce ne soit le trait qui serve l’histoire, je sais plus en fait, c’est juste hyper réussi. Lincoln est toujours aussi cynique et j’adore. Quant au couple dual Dieu/Satan il est encore au rendez-vous. Je veux liiiiiiiiiire le tome 5. Sauf que je me rapproche petit à petit du tome 6 et d’après ce que je peux lire de droite et de gauche il n’y a toujours pas d’opus 7 annoncé alors je déguste…

Notre : 5/5

Doy.

Lincoln – Crâne de bois

Tome 1 – Famille Jouvray – 2002 – Paquet – 46 planches

Lincoln est un orphelin américain né au 19ème siècle. Il est en colère, en colère de tout, contre tous, en veut à la vie. Il a été élevé chez une prostituée et rapidement été mis à la porte de son village. Depuis, il vagabonde dans le pays, sans but et sans envie. C’est alors qu’il fait la rencontre de Dieu en personne, déguisé en paysan. Dieu lui parie qu’un jour Lincoln connaitra le bonheur. Il va l’aider pour ça et commence par le rendre immortel, ça peut toujours aider.
La lecture de cette bande-dessinée a été véritablement un grand plaisir. Lincoln fait preuve de mauvaise foi, de cynisme, de méchanceté et c’est tellement drôle. Le dessin ne paye pas de mine mais pourtant est d’une redoutable efficacité. Un vrai coup de cœur conseillé par mon pote Kawax, merci à lui.

Note 5/5

Doy.