Sur la route…

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Maïthé l’araignée

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Araignée Macro Doy
EOS 20D, EF 100mm f2.8 macro, ISO200 1/250s f/7.1

Quand Maïthé mange elle n’aime pas être dérangée. La vie de star hollywoodienne
ne semble pas lui convenir, les flashs l’agacent, les journalistes l’excèdent.
Pourtant il faut reconnaître qu’elle est plutôt photogénique Maïthé, elle évolue avec son
trophée en bouche, allant de pétale en pétale, attendant le retour au calme pour remplir son estomac.

Journal intime d’un arbre

Didier Van Cauwelaert – Michel Lafont – 250 pages

Bon déjà j’avoue ! Je n’avais jamais rien lu de Didier Van Cauwelaert, le prix goncourt 1994. J’ai du lire tellement d’autres choses que je n’avais pas eu le temps de poser mes yeux sur ses mots. Et à ceux qui diront que je n’ai pas lu les autres Goncourt depuis 1994 je répondrais du tac au tac : euh c’est vrai mais c’était pas la peine de le faire remarquer, maintenant je passe pour un inculte illettré .. Je vais malgré tout apporter ma pierre à l’édifice tel le caillou sur le cairn montagneux. Oh c’est beau ça…

Tristan a plus de 300 ans, Tristan est un poirier pas comme les autres. C’est lui le narrateur de cette histoire, lui qui nous parle, lui qui nous évoque son passé, son présent et qui se questionne sur son futur. Tout est arrivé un matin lorsqu’une tempête le fit tomber et que sa vie d’arbre changeait soudainement. Dès lors, la vie de cet arbre – qui était sur le point de devenir « remarquable » – bascule vers une évolution différente. Que va devenir cet énorme poirier ?
Planté sous Louis XV, tristan nous entraine à la poursuite du secret de ses origines en passant par les guerres de religions, la révolution, l’affaire Dreyfus et l’occupation. Il revit pour nous les drames et les bonheurs dont il a été le témoin, le symbole, voire même la cause. Mais surtout Tristan nous fait partager les liens particuliers qu’il entretient avec son propriétaire actuel (celui qui le chérit comme un fils, et pour cause…) mais aussi avec une petite fille qui va sculpter dans son bois une figure qui deviendra statuette.

A priori, d’après ce que j’ai pu lire sur Didier Van Cauwelaert, il semblerait qu’il ait depuis longtemps habitué ses lecteurs à des fantaisies. Le moins que l’on puisse dire ici c’est qu’il continue sur sa lancée. L’approche est très originale. Faire parler un arbre de sa vie, de ce qu’il ressent, de l’histoire qu’il a vécu est pour le moins inattendu. Si j’ai été attiré par cette histoire, ce n’est pas parce que son auteur est un ex-goncourt (pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), mais bien parce qu’on y parle d’arbre. C’est ma petite Shifue qui en lisant la quatrième de couverture me l’a proposé, connaissant mes gouts pour la nature et plus particulièrement mon amour des arbres. J’aurai l’occasion de vous en reparler dans d’autres posts mais Shifue savait bien qu’un roman dont un arbre était le héros me botterait…
Bien que ce livre soit un peu déstabilisant il faut reconnaitre que c’est plutôt bien ficelé. J’avoue qu’au début je ne savais pas trop où l’auteur voulait nous emmener. Je trouvais même que certains détails étaient même inutiles, voire dérangeants. Et puis un déclic s’est opéré, on vit les choses à la place de Tristan, on ressent ce qu’il ressent, ses doutes et ses espoirs. Le moins que l’on puisse dire c’est que la vie de ce poirier est tout à fait exceptionnelle, on ne peut pas dire ici qu’on nous ait convié à l’histoire banale d’une haie de troènes ou celle chêne pédonculé chétif coincé entre deux bâtiments. En tout cas j’étais vraiment ravi d’avoir croisé la route de ce vieux poirier qui s’est confié à moi pendant ces 250 pages, ce fut un bon moment de lecture qui au passage m’a donné envie de lire d’autres de ses romans.

Note : 4/5

Doy.

Coquelicot

Coquelicot Doy

Pour rester dans le même thème qu’hier, la photo d’aujourd’hui
est issue de la même série. J’ai donc passé un long moment
allongé ou plié en 4 dans le champs pour avoir quelques résultats exploitables.
Je vous en propose un tout de suite que je nommerai sobrement : Coquelicot 🙂