Friches carcérales

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Ancienne Prison Sainte Anne
Voir le ciel et les arbres depuis sa cellule…

Le hasard a fait qu’au lendemain de cette photo, le 05/11/16, les médias annonçaient le projet de réhabilitation de ce site de 11000m² en plein coeur d’Avignon. La ville en dit d’ailleurs plus sur son site internet : réhabilitation de la prison Ste Anne.

« La Ville a lancé un appel à projets international pour créer, dans l’enceinte de l’ancienne prison, un pôle multifonctionnel ouvert sur le cœur de cité alliant logements, commerces et friche culturelle

Une prison de 160 cellules métamorphosée en logements, commerces et espace culturel, ouvert sur le quartier Banasterie : ce projet de nouveau quartier au cœur de la cité est aujourd’hui engagé. Après l’échec du projet précédent développé par l’ancienne municipalité – un hôtel 4 étoiles – l’immense bâtiment de 11 000m2 était retombé dans l’oubli.

L’exposition « La disparition des lucioles », organisée en 2014 par la Collection Lambert, l’a remis en pleine lumière, révélant combien les Avignonnais était attaché à ce site, lieu de mémoire collective, et combien sa dimension culturelle et artistique était susceptible de lui donner une attractivité inédite. »

Doy.

Canada – Richard Ford

Canada – Richard Ford – 2012 – Point – 504 pages

canada

4ème de couverture : Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque. Pour échapper à l’orphelinat, il fuit au Canada. Dans la région sauvage du Saskatchewan, il se réfugie chez Arthur Remlinger, charismatique et mystérieux propriétaire d’un hôtel, qui le prend à son service. Au milieu d’hommes pour qui seule compte la force brutale, Dell enterre son innocence et part à la recherche de son nouveau destin.

Mon avis : C’est le premier roman que je lis de l’auteur américain Richard Ford. Les critiques du livre sont quasi toutes dithyrambiques, le prix Femina étranger lui a été décerné en 2013. La quatrième de couverture donne envie de partir vers les grands espaces canadiens. Prêt pour le départ ? Mais avant de partir fouler les contrées canadiennes il faudra d’abord que le narrateur, Dell, 15 ans, nous explique pourquoi ses parents vont braquer une banque, et ça va durer pas moins de 250 pages. Je dois vous avouer qu’il m’a fallu m’accrocher car, bien qu’étant bien écrite, cette partie est d’une longueur sans nom. En effet celle-ci relève plutôt de la psychologie d’une famille américaine des années soixante et on y découvre les facette des différents personnages, Bev Parsons, le père, ancien pilote bombardier de la US Air Force, mis à la retraire forcée qui passe de job en job. Neeva Parsons, la mère, petit bout de femme introverti limite associable, malheureuse dans sa vie de couple, enseignante en collège. Berner, la soeur jumelle de Dell. Et enfin ledit Dell, qui relate ces faits 50 ans plus tard. L’histoire en elle même est intéressante, là n’est pas la question, mais lorsqu’on s’attend aux grands espaces et qu’on se retrouve coincé à Great Falls, petite ville américaine du Montana, c’est vite long…
Une fois cette partie lue et après m’être endormi sur mon livre à plusieurs reprises, le rythme est un peu plus soutenu (ou moins lent…) lorsque le jeune garçon se retrouve au Canada. Nous faisons connaissance d’un environnement très différent de la petite ville américaine, la vie est plus rude et les conditions dans lesquelles Dell vit désormais ne sont pas faciles. L’aspect psychologique des personnages y est toujours traité en détail, mais la narration est plus rythmée. On découvre également un peu plus de ce grand pays et la rudesse de l’hiver approchant. De plus cette partie traite très clairement de l’apprentissage du jeune garçon, livré à lui même. Bien qu’il soit sous la coupe du propriétaire de l’hôtel qui l’accueille, Arthur Remlinger, et pour lequel il travaille, Dell n’en sera pas moins obligé de s’adapter aux conditions difficiles qui l’attendent, tant physiques que psychiques.
Enfin, la troisième et dernière partie est quant à elle beaucoup plus à mon gout. En effet nous retrouvons Dell à l’âge de 65 ans, proche de sa retraite de professeur et qui revient sur le reste de sa vie de façon accélérée. Il aura depuis pris la nationalité canadienne. De plus c’est sans doute la toute fin du livre qui m’a fait me dire que j’avais apprécié cette histoire, Dell et Berner y jouant un rôle fort.
Au final j’oserais dire qu’il ne se passe pas grand chose dans ce roman mais ce n’est pas le but. La beauté de ce récit repose essentiellement sur les personnages et leur psychologie, ce que je n’avais pas forcement appréhendé au début. Les concepts d’identité et d'(auto-)apprentissage, qui sont à mon sens les principaux thèmes de ce roman, sont traités avec justesse.

Citations : «Sans doute que, dans bien des cas, envisager une question sous tous les angles revient à ceci : faire ce qu’on a envie de faire – dans la mesure du possible»

«La solitude, ai-je lu quelque part, c’est comme se trouver dans une longue file d’attente, dans le but de parvenir à la première place, celle où l’on vous a dit qu’il arriverait quelque chose de bien. Sauf que cette file n’avance pas et que de nouveaux venus ne cessent de vous passer devant, de sorte que la première place s’éloigne de plus en plus, au point qu’on cesse de croire qu’elle ait quelque chose à offrir.»

«Ce qu’on a fait, ce qu’on n’a pas fait, ce qu’on a rêvé de faire, un beau jour tout se rejoint.»

Note : 4/5

Doy.

Mur du souvenir

Mur du souvenir Prison Avignon DoyLumix DMC-LX5 – ISO100 f2,2 1/100s

Mur exterieur de l’ancienne prison intra-muros d’Avignon, vouée à la destruction.
Aujourd’hui ce pan de mur est appelé ‘Le mur du souvenir’.
En effet certaines alvéoles des parpaings qui le compose sont cassées depuis 16 ans
et des personnes mettent dans ces niches de fortune divers objets. Il circule
même un pétition visant à ne pas détruire cette partie de la prison qui
doit devenir un hôtel. J’aurai l’occasion de poster d’autres photos de ce murs étonnant.
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……………………………………………………………………………………Doy.

Lincoln – Châtiment corporel

Tome 4 – Famille Jouvray – 2006 – Paquet – 46 planches

On retrouve Lincoln là où on l’avait laissé, à New-York, 3 ans après la fin du tome 3. Le cowboy est toujours policier – ripoux surtout – et a pris pas mal de gras (y’avait des Mc Do déjà à l’époque ?). C’est lors d’une descente dans laquelle il en profite pour mettre la main sur un beau butin que nos amis Dieu et Satan reviennent lui faire coucou. Tout ça ne sent pas bien bon et pour cause, le chef de la police arrive pour passer les menottes au héros à cause de ses méthodes douteuses et surtout pour ses divers trafics. Après un procès haut en couleur – en effet Lincoln va en profiter pour livrer les petites combines de tous les puissants de la ville – le jeune homme va entendre la sentence : 200 années de travaux forcés ! C’est donc dans une prison que va se passer cette nouvelle aventure, et quelle prison…
D’abord et avant toute chose cet album est pour moi un petit trésor et ce même avant de l’avoir lu. Je m’explique. En effet je l’ai acheté d’occaz sur un site de petites annonces et il est dédicacé par les auteurs et ça c’est de la boulette. En plus c’est une édition originale, que demande le peuple ? Et le contenu me direz-vous ? Oui je comprends car vous vous ne pouvez que le lire, à moins que je ne scanne la dédicace pour que vous en profitiez, je vais réfléchir. Donc ce quatrième tome est-il toujours aussi bien que les trois premiers ? Selon moi oui, et comment ! Certes je pars maintenant avec un a priori forcement positif quand j’ouvre ces albums mais il faut reconnaitre que la famille Jouvray fait des merveilles. Tout y est, je trouve le dessin bien réalisé. Le scénario sert admirablement ce trait, à moins que ce ne soit le trait qui serve l’histoire, je sais plus en fait, c’est juste hyper réussi. Lincoln est toujours aussi cynique et j’adore. Quant au couple dual Dieu/Satan il est encore au rendez-vous. Je veux liiiiiiiiiire le tome 5. Sauf que je me rapproche petit à petit du tome 6 et d’après ce que je peux lire de droite et de gauche il n’y a toujours pas d’opus 7 annoncé alors je déguste…

Notre : 5/5

Doy.

Destins – Le fils

Tome 2 – F.Giroux, V.Grener, D.Collignon – 2010 – Glénat – 46 planches

Deuxième volet de cette série, c’est le premier virage que va prendre Ellen Baker. Dans cet album, 17 ans après les faits, une certaine Jane est condamnée à la peine capitale pour un double assassinat qu’elle n’a pas commis. En effet c’est Ellen, femme très connue dans le milieu humanitaire – qui bénéficie d’une grande notoriété – qui s’est rendu coupable de ce double meurtre. Malgré deux enfants qui l’attendent à la maison elle décide qu’il est temps de dire la vérité et d’aller se rendre aux autorités américaines, pour éviter à une innocente d’être exécutée.
Pour être franc quand j’ai ouvert cet album je me suis dit « Aie ». En effet chaque tome de cette série de 14 est l’oeuvre de dessinateurs différents, le tout orchestré par Franck Giroud. Donc au premier abord je n’ai pas aimé le dessin. Et puis je dois dire que les planches passant, je me suis habitué et même mieux j’ai apprécié les jolis portraits d’Ellen et de ses enfants. L’histoire quant à elle est pas mal sans être transcendante. J’attends de voir la suite pour juger dans son ensemble. Le scénario me laisse pour le moment sur ma faim.

Note : 3/5

Doy.

Mafias & Co – Ils se sont évadés

Tome 1 – Frédéric Ploquin – 2008 – Editions 12bis – 63 planches

10 évasions, ou comment se faire la malle au nez et à la barbe de l’administration pénitentiaire. Il s’agit de 10 histoires de truands rivalisant d’astuces improbables mais payantes pour enfin être libres. A noter la meilleure évasion à mon goût : un (faux) fax reçu dans une prison corse demandant de relâcher immédiatement 3 détenus. 2 heures plus tard les truands sont libres et leurs effets personnels leur ont été rendus. Simple non !
Je ne peux pas dire avoir été emballé par cette bande-dessinée. Les dessins sont assez réussis – pour la plupart – mais le scénario manque de profondeur. Certaines évasions mériteraient un développement plus approfondi pour ne pas « survoler » ces histoires. En outre on notera la participation de l’excellent crayon de Sylvain Vallet dessinateur de « Il était une fois en France ».

Note : 3/5

Doy.