F.A.F.L. Forces Aériennes Françaises Libres

Opération Dynamo – Wallace, R. Hautière, S. Agosto – 2010 – Zéphyr BD – 46 planches

Espagne, 1938, la bataille fait rage entre les républicains et les franquistes épaulés par les allemands. Parmi les pilotes des Brigades Internationales, un jeune français du nom de Gabriel Messine rentre à la base après avoir abattu 2 BF 109. Malgré cette victoire il est contraint de quitter l’Espagne suite à la dissolution des Brigades Internationales. C’est en France que nous retrouvons le jeune pilote, en 1940, à bord de son Morane 406. Alors qu’il sort pour des essais en vol, son leader et lui sont pris en chasse par 2 BF 109, ils se retrouveront au tapis, en plein milieu de l’opération Dynamo, à Dunkerque. Bien que blessé à la jambe, le jeune français parvient à embarquer avec les troupes présentes et se retrouve en Angleterre.
Encore une bd sur l’aviation vous direz-vous. Oui oui j’aime les avions qui volent dans le ciel et qui font de jolies trainées … ah soupirs, c’est beau. Bon bref je suis pas le seul à aimer ça et certains ne s’y trompent pas, il existe des amateurs de bds, potentiellement intéressés, des amateurs d’avions, potentiellement intéressés et les deux, forcément intéressés. Et y’en a un paquet !! Zéphyr BD semble avoir parfaitement intégré cette info et sort régulièrement des albums dédiés aux engins ailés (Normandie Niemen, Les Enragés, Team Rafale et j’en passe). Seulement comme je l’ai déjà dit par le passé, il ne suffit pas de mettre de jolis avions sur des planches pour faire du Buck Dany ! Et ben bardaf, en plein dedans ! Alors je dois bien dire que ça me chauffe un peu de lire certaines (je veux pas toutes les mettre dans le même panier) de ces bds avec des scénarios écrits à la va vite ! De toutes façons c’est pas grave le lecteur regardera que les zavions et fera « Ouuuah regarde un peu l’immelmann » avec des yeux ronds! Ben non, moi j’aimerais bien que ça tienne la route car mettre 100 balles dans un bouquin lu en 30 minutes c’est déjà pas donné, alors si en plus l’histoire est bancale… Je suis d’autant plus étonné que les scénaristes ne sont pas des débutants, Régis Hautière (Au delà des nuages) et Wallace (Le vol des anges) connaissent à priori le métier. Et j’enfoncerai même le clou en disant également que bien souvent les dessinateurs maitrisent parfaitement les traits de leurs avions mais qu’en revanche c’est franchement bof coté visages. Dans FAFL, Messine part en Angleterre et y retrouve sa mère. Eh bien heureusement que c’est écrit car en voyant son visage j’avais plutôt l’impression que c’était une copine du même âge. Nan franchement j’aime l’aviation mais pas au point de lire des bds pas bien ficelées. D’ailleurs je l’ai ramené cette bd et à la place j’ai pris « Nous ne serons jamais des héros » qui s’est révélé un formidable choix. Pourtant son papier et sa couverture mats m’avaient vraiment séduit, dommage…

Note : 1,5/5

Doy.

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Le Grand Duc

Tome 1 & 2 – Yann, R. Hugault – 2008/09 – Paquet – 2×46 planches

Lors de l’hiver 1943, sur le front Est, l’Oberleutnant Wülf (Adolf de son prénom, mais qui refuse qu’on l’appelle ainsi car il hait les nazis et refuse même que la croix gammée soit peinte sur son avion) accueille les nouvelles recrues en leur expliquant que leurs jours sont désormais comptés et qu’il n’était pas utile de jouer les héros. En effet depuis plusieurs mois déjà les pilotes allemands se frottent aux « Sorcières de la nuit », ces femmes russes qui pilotent des biplans hors d’âge, sans même avoir de parachutes. L’une d’elles se prénomme Lilya et ses faits d’armes (et plus si affinités) vont bientôt lui permettre de piloter de meilleurs avions pour exterminer cette « vermine nazie ».
Regardez un peu plus bas, vous voyez ce coeur rouge ? Ca veut dire que j’ai vraiment beaucoup aimé cette bd. Pourquoi me direz-vous ? Il va encore nous raconter que les avions sont beaux, qu’il aime les traits, les couleurs, patati et patata. Eh bien je vais même vous en dire plus. Effectivement les dessins et couleurs d’Hugault sont magnifiques de beauté et de réalisme, il maîtrise son sujet et ça se voit. Au passage je peux dire à nouveau ici que j’ai eu 2 dédicaces de sa part lors du festival de la bd de Nîmes. On ne peut pas dire que le garçon soit très loquace mais est-ce ce qu’on lui demande au fond ? Ses dessins eux me parlent. Revenons à nos moutons (vous aurez remarquez le lien entre le mouton et l’aviation : mouton / « dessine moi un mouton » / St-Exupery / aviation,  hallelujah la boucle est bouclée et moi je vais me coucher). Le plus, disais-je, par rapport à d’autres bds d’aviation qui elles aussi sont jolies (« Team rafale » par exemple), c’est un scénario qui tient la route. Ici le scénar’ croise remarquablement les destins de Wülf et de Lilya. Ce qui nous est montré ici c’est la guerre sous deux regards différents sans qu’on prenne systématiquement parti pour les uns et contre les autres. Il est fort à parier que beaucoup de ces soldats ne tuaient pas de gaieté de cœur, ils étaient là dans le bourbier parce qu’on leur avait demandé d’y aller, certains par convictions idéologiques mais pas tous. En tout cas vivement la fin de l’année pour le dernier opus de cette belle série !
Ah oui et pourquoi « Le grand duc » pour nommer cette bd ? Le « grand duc » est le nom donné au Heinkel HE 219 Uhu qui est l’avion que pilote Wülf. Si ça peut vous aider à briller lors d’un diner ça me fait plaisir c’est cadeau…

Note : 5/5

Doy.

9è Salon européen de la BD à Nîmes

Rencontre avec les auteurs et dédicaces – Jardins de la Fontaine

Nous voilà repartis samedi à la rencontre d’auteurs de BD invités au 9è Salon européen de Nîmes, qui se tenait dans les magnifiques Jardins de la Fontaine. Belle journée de printemps, presque chaude, et un programme chargé pour Doy qui souhaitait faire dédicacer quelques albums. Arrivés en fin de matinée, nous avons été surpris par le monde déjà massé sous les tentes installées en plein air sur la grande esplanade. Ici, contrairement au Festival de la BD d’Aix-en-Provence, les séances de dédicace étaient beaucoup plus encadrées : un album acheté donnant droit à deux dédicaces. De manière générale, j’ai trouvé que l’ambiance était moins bon enfant qu’à Aix (qui l’eût cru ?), surtout au niveau de l’accueil du public. Celui-ci était plus diversifié, avec des jeunes et des moins jeunes, là où la moyenne d’âge à Aix tournait plus autour de 35-40 ans.
Je n’ai pas fait de découverte particulière sur ce Salon, mais je suis contente d’avoir pu faire dédicacer « Michel chien fidèle » par le dessinateur Mic, vraiment très gentil, et qui a dessiné un joli gâteau d’anniversaire pour le petit garçon auquel l’album était destiné. En revanche, son voisin Coll était vraiment très désagréable ! Comme quoi, l’univers de la BD est un fidèle reflet de la société.

Shifue.

Quant à moi je dois dire que j’ai eu la chance d’avoir de jolies dédicaces. Comme le dit très bien Maître Shifuenette, nous sommes arrivés en fin de matinée et nous avons été surpris par toute cette foule et ces queues interminables pour les dédicaces. C’est donc « broucouilles » comme on dit dans le bouchonnois que nous sommes allés déjeuner, face aux magnifiques arènes de Nîmes. Nous avons donc anticipé et nous sommes mis dans la file de Romain Hugault qui commence à avoir une grosse notoriété. Nous avons eu le nez creux car la file a vite grandi et je ne sais pas si j’aurais eu le courage de rester derrière 20 ou 30 personnes. J’ai donc réussi à avoir 4 dédicaces (deux d’Hugault, une de Durand et une de Brahy), aidé par Shifue, qui, je dois bien le dire, a été parfaite. Oui comme toujours 🙂 Une fois n’est pas coutume, je suis à 100% raccord avec Shifue, j’ai trouvé l’ambiance moins bon enfant qu’à Aix, plus « usine ». Quoi qu’il en soit, je suis content de revenir avec ces nouvelles bds à me mettre sous la dent.

Doy.

Les vol des anges

Tome 1 & 2 – L.Wallas, Rivera, N.Caniaux – 2009 – Zéphyr BD – 92 planches

Sean Murray est un père de famille heureux, du moins la première planche de cette histoire, malheureusement il va perdre sa femme lors d’un accident en bateau. L’homme va s’occuper seul de ses 3 enfants (dont 2 jumeaux) mais surtout s’enfermer dans son travail et sa passion : l’aviation alors qu’elle en est à ses balbutiements. Ces deux tomes nous racontent l’histoire de cet homme et de sa famille, celle aussi des début de l’aviation sur une période de 1909 à 1914.
Maintenant je vais essayer de vous dire ce qui m’a plu et ce qui m’a moins plus dans cette série. Pour commencer j’ai rencontré le dessinateur (Rivera) au festival de la bd d’Aix. C’est un gars très sympathique je dois bien dire que j’aime ce qu’il fait, ses dessins sont beaux. Mais, car il y a un mais, j’ai trouvé incroyable de voir des scènes d’escrime où les tireurs sont tantôt droitiers, tantôt gauchers. Je trouve que c’est un manque de rigueur et je trouve encore plus bizarre que les gens qui relisent laissent passer des choses pareilles. Je trouve également fou qu’il manque un mot dans l’une des bulles. Le scénario quant à lui est assez simple, je pense quand même qu’il faut être avant tout passionné d’aviation pour apprécier un tel album. Les couleurs sont très réussies, avec de superbes planches sur fond noir. Je mettrai donc 2+1 (pour la sympathie de Rivera).

Note : 3/5

Doy.

Saint Exupéry – Le dernier vol

Hugo Pratt – 1995 – Casterman – 80 planches

C’est l’histoire d’Antoine de Saint Exupéry, ou plutôt la fin de l’histoire. Ce lundi 32 juillet 1944 nous accompagnons ce poète-pilote pour les 10 dernières minutes de sa vie, à bord de son Lightning P38. Alors qu’il est au dessus de la méditerranée St Ex est pris en chasse par deux FW 190, avions de combat allemands, lui n’a rien d’autre que des appareils photo dans son avion. Les moments intenses de sa vie vont défiler devant ses yeux avant de s’abimer en mer.
Cet album est préfacé par Frédéric d’Agay (historien et gérant de la société civile pour l’oeuvre et la mémoire d’Antoine de St Exupéry). Les 14 pages qui précèdent la bd sont nécessaires aux personnes ne connaissant pas parfaitement la vie de St Ex. Sans ces quelques précisions on peut rapidement perdre le fil.
Hugo Pratt nous dresse ici une biographie très poétique du célèbre écrivain. A mon avis on rentre dans son univers ou on reste à la porte. Il ne doit pas y avoir de demi-mesure. Je dirais que moi je suis rentré, poussé par la passion de l’aviation, aussi probablement parce que je suis bon public en fait. En tout cas nous avons ici une belle bd, intéressante à lire d’un point de vue historique et jolie à regarder.

Note : 4/5

Doy.

Au-delà des nuages

L’Intégrale – Régis Hautière, Romain Hugault – 2009 – Paquet – 94 planches

C’est l’histoire de 2 hommes, tous deux aviateurs. Allan Thompson, un américain sauve la vie Pierre Lucas-Ferron, français, dans la Cordilière des Andes. Les deux hommes deviendront amis mais leur testostérone les poussera néanmoins à rester rivaux. Qui pilote le plus vite, le mieux ? A ça s’ajoute le regard d’une femme et bardaf c’est l’embardée !!!
Franchement j’adore les dessins de Romain Hugault, c’est beau, c’est détaillé, rien à redire. Les scènes de combats sont incroyables. Vivement ses prochains albums.

Note : 5/5

Doy.

Team Rafale – Présentation Alpha

Tome 1 – Frédéric Zumbiehl, Eric Loutte – 2007 – Zéphyr BD – 46 planches

En voilà une bd qui devrait m’intéresser au plus haut point, y’a des avions partout, des boucles en veux tu en voilà, des tonneaux à droite, à gauche. Un dessin parfait, vraiment bien réalisé et hyper détaillé, que du bon me direz vous ! Eh bien non, le dessin ne fait pas tout sans un scénario qui tienne la route. Parce que là ça pêche un peu, ça manque de profondeur de bout en bout. De plus on dirait que cette bande-dessinée n’est ni plus ni moins qu’une grande pub pour Dassault et Thalès, on nous en sert à toutes les sauces et on voit leurs beaux logos en premières pages.
Un scénar bancal mais un dessin très pointu et un passioné d’avions … ben j’achèterai quand même les tomes suivants, ahh maudite passion…

Note 3/5

Doy.