Lyon BD Festival 2011

Rencontre avec les auteurs et dédicaces – Palais du Commerce – 18 & 19 juin 2011

Pour la deuxième année consécutive, nous voilà à Lyon pour la 6ème édition du Festival de BD. En ce qui me concernait, j’avais deux objectifs : découvrir le nouvel album d’Olivier Supiot ‘Un amour de marmelade’ et saluer Domas – que l’on ne présente plus ici, et dont je reparlerai un peu plus loin… Eventuellement aussi, pourquoi pas, faire des découvertes.
S’agissant du premier objectif, dès notre arrivée, j’ai donc essayé de repérer les auteurs présents afin de voir où était installé Mr Supiot et si la file d’attente pour les dédicaces était déjà longue… ou pas. Heureuse surprise : notre homme était en train de discuter avec un couple pendant qu’il dédicaçait et derrière eux seule une jeune fille attendait, ce qui m’incita à aller acheter son dernier album et à prendre mon tour dans la file. Eh bien, tout ce que je peux dire, c’est que je ne regrette pas ! Comme l’an passé, cet auteur – outre le fait qu’il est bourré de talent – m’est apparu sympathique, disponible, loquace, modeste, etc etc… Au moment où mon tour est venu, j’en étais arrivée à peu près à la moitié de la lecture de son dernier one shot, mais il m’a quand même demandé ce que j’en pensais. Cela se sentait – et il me l’a confirmé lui-même – qu’il était à la fois curieux et inquiet de connaître l’avis de ses lecteurs à propos de ‘Marmelade’. Il m’a en effet expliqué que cet album était particulier pour lui, car il le sortait l’année de ses 40 ans, un album de la maturité donc, et qu’il avait investi beaucoup de temps, d’énergie et de lui-même dans sa réalisation. Bon, je me suis empressée de le rassurer, car les premières planches m’avaient enthousiasmée et je retrouvais parfaitement l’univers du ‘Baron‘ qui m’avait tant séduite l’an passé, à la fois dans le trait et les couleurs. Nous avons eu ensuite l’occasion de discuter de ses projets, immédiats ou à venir, et tout ce que je peux dire c’est que je suivrai avec intérêt leur évolution.
Maintenant que cet objectif était atteint, je pouvais donc flâner dans les allées du Palais du commerce… Du monde, certes, il y en avait. Et du beau monde en particulier parmi les auteurs présents. Visiblement, le succès de ce festival semble acquis, et c’est tant mieux pour ceux qui en ont le plus besoin et qui parviennent à se faire connaître grâce à ce genre de manifestations. Mais l’on constate quand même que les files d’attente pour les séances de dédicaces sont regroupées devant quelques-uns, alors même que certains attendent parfois le lecteur. Ainsi va la vie…
Revenons donc à Domas. Après nous être salués de loin samedi, j’ai eu l’occasion de le croiser le dimanche, le temps qu’il nous invite à venir assister l’après-midi même à l’adaptation sur scène, par trois comédiens, de sa trilogie (‘Litost’, ‘3minutes’ et ‘Souvenir de moments uniques’). Si vous voulez savoir plus précisément de quoi il s’agissait et comment était né ce projet, je vous laisse le soin de lire ce qu’il en a écrit sur son blog. C’est encore lui qui en parle le mieux ! En ce qui me concerne, je vais essayer de vous expliquer comment j’ai perçu cette ‘expérience’, car j’en suis ressortie à la fois emballée et extrêmement émue. Très honnêtement, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre ni ce que pourrait donner l’improvisation par Domas de dessins, à partir desquels les comédiens devaient incarner Max, Coquillage et d’autres personnages dans des scènes peu ou pas écrites. Au final, j’ai retrouvé toute la poésie et l’émotion que Domas sait si bien faire partager à ses lecteurs, dans des scènes de vie plus vraies que nature, où les larmes ne sont jamais loin du rire. Je dois bien avouer avoir eu à plusieurs reprises la gorge nouée, mais j’ai tenu bon et j’en suis assez fière ! Je ne pense pas avoir été la seule car à la fin de la représentation, le public très nombreux – la salle était comble, nous avons même dû nous asseoir par terre, mais nous étions du même coup au pied de la scène – a applaudi longtemps et s’est même levé. Ce qui renforçait encore l’émotion palpable… Cela ne m’étonnerait pas que Domas et Alex Ramirès, le jeune comédien qui l’incarne à la scène avec tant de talent, ne remettent cela ailleurs. En effet, je ne serais pas surprise qu’ils aillent se présenter  (ceux qui ont assisté à l’impro comprendront…) à d’autres publics pour l’amour de la rencontre qui transporte,  qui enrichit les coeurs et fait que l’on se sent si vivant. Bravo donc à tous (Domas, les comédiens, le metteur en scène et les musiciens) pour cette parenthèse dont il m’a été difficile de sortir tout de suite !
Un dernier mot pour vous dire que j’ai également, grâce à ce salon, fait la découverte d’une auteure très sympa : Marie Jaffredo et son album ‘Et si…’, dont je parlerai dans un post à part entière. Belle édition cette année encore, donc !

Shifue.


A mon tour de vous donner mes impressions sur cette sixième édition du festival de la bd de Lyon. Avant d’arriver je me demandais si la disposition des lieux serait identique à celle de l’année dernière. En effet j’avais trouvé que les files d’attentes pour les dédicaces empechaient de circuler aisément. Aucun changement, il fallait donc se faufiler devant certaines tables prises d’assaut par les fans des auteurs les plus convoités. Ceci n’est qu’un détail de ce séjour lyonnais.
Pour ma part mes objectifs étaient simples, faire dédicacer des albums de la Jouvray’s family, de Yannick Corboz et de Domas. Bds en poche (ou plutôt dans le sac à dos) j’allais à la rencontre des auteurs. C’est Domas que j’ai pu rencontrer en premier. Comme chaque rencontre avec lui, c’est juste un moment simple de sympathie et de gentillesse. Son spectacle, auquel j’ai assisté également, m’a beaucoup touché. On pouvait sentir une très grande émotion dès l’entrée en scène de Max, euh Dom, euh Dominique, euh Domas… Les scénètes s’enchainaient et le rire laissait souvent place à une vive émotion. Je dois bien avouer avoir eu les yeux humides à deux reprises. Le moins que l’on puisse dire c’est que les créations de Domas touchent énormément le trentenaire que je suis. J’ai rencontré également Yannick Corboz que j’avais découvert il y a quelques temps en lisant Celestin Gobe-la-Lune. C’est son dernier album qu’il a eu le gentillesse de me dédicacer et j’avoue que son travail m’a bluffé, notamment sur les nuances de rouge qu’il arrive à créer. En plus de son talent indéniable j’ai découvert un dessinateur vraiment sympathique ce qui ne gâche rien et donne encore plus envie de suivre ses prochaines sorties. Ma quête semblait bien engagée, il me restait quelques albums à faire dédicacer par Jérôme Jouvray, ce qu’il a fait avec toujours autant de sympathie. Il a accepté de représenter Lincoln et votre serviteur Doy, attablés et passablement éméchés, trinquant à la bière. A croire le dessin Lincoln tient moins l’alcool que moi quand même 🙂
Enfin j’ai eu la chance (oui on peut appeler ça comme ça) d’avoir une dédicace de Hub pour son célèbre Okko. L’auteur ne souhaitait faire que 12 dédicaces. L’organisation a donc procédé à une tombola pour choisir les heureux gagnants. And the winner is de number 433, my number à moi, si si. C’est vrai que 12 dédicaces c’est pas énorme mais faut reconnaitre que dans ce cas de figure Hub prend le temps et au final on se retrouve avec un dessin bien réalisé.
2011 aura donc été un bon cru, nous avons pu rencontrer des personnes sympas, voir un spectacle génial d’un auteur génial et repartir avec des dédicaces toutes plus jolies les unes que les autres.
Vivement 2012…

Doy.

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Archi et BD : la ville dessinée

Exposition, 9 juin-28 novembre 2010 – Cité de l’architecture et du patrimoine

A la faveur d’un week-end imprévu dans la capitale, je ne pouvais faire autrement que d’aller voir cette exposition dont l’affiche – un dessin de Nicolas de Crécy (Le Bibendum céleste, Période glaciaire, Léon la came, Salvatore…)  – avait attiré mon oeil en pleine rue au mois de juin dernier. En effet, tous les ingrédients semblaient réunis pour me séduire : vous savez désormais que j’ai récemment succombé aux joies de la BD, mais vous ne savez pas encore que je m’intéresse depuis longtemps – en profane que je suis – à l’architecture et à l’urbanisme (même que quand j’étais au collège je voulais être architecte, si si !!! Ah oui, c’est vrai, mais archéologue aussi, et restauratrice de tableaux, etc, etc… Bref, j’étais pas trop fixée… Mais là n’est pas le propos !). Je disais donc que je me suis rendue à la Cité de l’architecture convaincue que j’allais faire l’expo, sinon du siècle, du moins de l’année. J’avais même réussi à traîner une vieille copine (enfin, elle est pas vieille puisqu’elle a mon âge, mais ça fait longtemps que je la connais…), ce que je ne me risquerai plus à faire à l’avenir, car c’est quitte ou double et si l’on s’est planté dans son choix, on se trouve un peu embêté(e) vis-à-vis de la personne que l’on avait réussi à convaincre de nous accompagner.
Bref, vous l’aurez compris, j’ai été déçue par cette expo. Je vais maintenant tenter de vous expliquer pourquoi. Tout d’abord, je m’attendais à voir des planches et des planches – originales, s’il vous plaît ! – d’auteurs connus de moi (bon, ok, je suis complètement novice en la matière, vous le savez, mais bon quand même). Or, j’avoue que, à part Hergé (1 planche, magnifique, de ‘l’Etoile mystérieuse’, que j’aurais bien exposé dans mon salon, mais bon faut pas rêver…), E. P. Jacobs, Reiser, Gotlib, Bilal, Moebius et quelques autres, j’étais un peu larguée…  Sans doute parce que je m’attendais plus à voir une expo sur la BD, et la représentation de la ville dans la BD, que sur l’architecture et le dessin, comme point commun aux deux formes d’expression graphique. Surtout, grâce à mon oeil désormais averti, j’ai trouvé que la scénographie était déstabilisante : une longue allée étroite serpentant entre des panneaux disposés en épis, qui, avec la foule attendue un dimanche après-midi dans la capitale, générait rapidement une sensation oppressante. Beaucoup de texte à lire, le choix assumé d’une police de caractères ronde avec une ponctuation colorée : et l’envie d’en apprendre un peu plus sur les oeuvres présentées s’en trouvait rapidement diminuée. Last but not least ! Une seule planche et un petit dessin de De Crécy seulement, alors que l’affiche aurait pu laisser à penser le contraire, et un immense déséquilibre entre les différentes parties de l’expo (par exemple, la place démesurée consacrée à New York et l’espace très resserré dédié au Japon, sans véritable explication). Bon j’ai quand même appris deux ou trois trucs, et notamment ce qu’était le style graphique de la Ligne claire, dont les principaux représentants étaient largement exposés ici : Hergé bien sûr, mais aussi Ted Benoit, Joost Swarte, etc…  Au final, je suis tout de même contente d’avoir vu cette expo, car je voulais vraiment la voir et j’aurais regretté de ne pas y être allée car elle se termine très bientôt. Et puis, quelle vue magnifique sur Paris et la Tour Eiffel sous un ciel d’un bleu pur en sortant de la Cité de l’architecture !

Shifue.

Terramare – Miquel Barcelo

Exposition, 27 juin – 7 novembre 2010 – Palais des Papes, Collection Lambert en Avignon, Musée du Petit Palais

Cette exposition est l’événement culturel de l’année en Avignon, rien de moins ! En effet, impossible pour qui habite ou travaille dans cette ville de passer à côté de l’affiche qui sert de visuel, représentant une tête de poisson sur ce que l’on devine être un corps humain (en fait, il s’agit du gisant du tombeau de Clément V, qui repose dans la Grande Chapelle du Palais des Papes). Et pourquoi un tel événement en Avignon, me direz-vous ? Parce que Miquel Barcelo, artiste d’origine majorcaine, est très lié au marchand et collectionneur Yvon Lambert, lequel a joué un grand rôle dans l’organisation de cette exposition dans la cité des papes.
Terramare n’est en fait pas une exposition unique, mais trois expositions en une, puisque l’artiste a investi à la fois le Palais des Papes, la Collection Lambert et le musée du Petit Palais, avec le parti pris de présenter des oeuvres différentes dans ces trois lieux. Je n’ai toutefois pas visité les collections du Petit Palais, qui ne sont pas des oeuvres de Barcelo lui-même mais des pièces de la Majorque gothique, pour la plupart jamais sorties d’Espagne depuis le XVè siècle. Je ne pourrai donc pas vous en parler. Ma visite a donc commencé dans la Grande Chapelle du Palais des Papes, et s’est poursuivie à la Collection Lambert. Au Palais des Papes tout d’abord, ce sont exclusivement des céramiques et des oeuvres monumentales en terre cuite. Ces collections récentes (2009-2010) et inédites forment un ensemble homogène et très intéressant. Originalité : Barcelo a choisi, pour l’accrochage, de réutiliser les trous qui avaient servis pour la mémorable exposition Picasso en 1970 (enfin mémorable pour ceux qui étaient alors en âge de l’avoir visitée, ce qui n’est pas mon cas…). Certaines oeuvres ne sont pas sans rappeler l’art rupestre que connait bien l’artiste puisqu’il travaille sur la notion de temporalité et la résonance entre passé, présent et futur, en faisant se répondre art ancestral et ancien, et art contemporain. J’ai beaucoup aimé certaines plaques en terre cuite où l’on devine justement des motifs animaliers. J’ai été en revanche moins séduite par ses têtes et masques, qui pour certains sont carrément angoissants. Peut-être est-ce que le nom de ‘Terramare’ prend pleinement son sens ici ? En effet, si la terre est présente en tant que matière de création, le monde marin est largement représenté sous la forme de têtes de poissons, mais aussi dans des plaques de terre cuite (poissons, méduses…).
De manière générale, je dois avouer que j’ai été assez déçue par ce qui était présenté au Palais des Papes car, malgré la beauté du lieu et une mise en scène réussie, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand chose à voir, alors même que le prix de l’entrée était assez élevé. Bref, passons…  Je suis donc partie de là pour me rendre dans la foulée à la Collection Lambert, qui accueille pour sa part les créations picturales de l’artiste de la dernière décennie (années 2000), mêlant à la fois tableaux, plâtres, bronzes… L’impression générale à l’issue de la visite, sans doute liée à la diversité et au nombre des oeuvres présentées en ce lieu, est que j’ai été plus emballée par cette partie là de l’exposition. S’agissant des oeuvres elles-mêmes, je ne peux que constater que l’artiste a véritablement une signature, et un univers bien à lui. J’ai beaucoup aimé les céramiques, les plâtres et bronzes. Pas du tout les portraits à l’eau de javel (très angoissants là aussi), malgré l’originalité du procédé artistique, ainsi que certaines de ses toiles avec beaucoup de relief (résultat sans doute d’un travail sur la peinture, utilisée en couche épaisse et façonnée en picots). J’ai trouvé ses natures mortes assez inégales dans le choix des couleurs et des formats notamment. Enfin, comme au Palais des Papes, on retrouve ici de nombreux crânes, peut-être pour figurer le rapport de l’artiste à la mort ? Mais je me rends compte en transcrivant mes impressions ici qu’il est très difficile de faire partager un ressenti à propos d’une oeuvre aussi foisonnante qui mérite non seulement d’être vue, mais aussi que l’on s’attache à comprendre sa philosophie. En conclusion, je ne pourrais que vous conseiller, si vous en avez l’occasion, de découvrir cet artiste qui a, c’est indéniable, beaucoup de choses à dire.

Shifue.

Edvard Munch, ou l’ « anti Cri »

Exposition – Pinacothèque de Paris

Cette semaine, j’ai profité d’un déplacement dans la capitale pour aller voir cette exposition, inédite de par l’ampleur de l’événement, la nature des oeuvres exposées et le parti-pris du commissariat d’exposition. Ampleur de l’événement, car cela faisait 20 ans que la France n’avait pas accueilli d’exposition consacrée à Edvard Munch. Originalité des pièces exposées, parce que celles-ci proviennent essentiellement de collections privées, et que la Pinacothèque a choisi de présenter non seulement des peintures, mais aussi des gravures, des aquarelles, des lithographies de l’artiste, lequel attachait d’ailleurs à ces oeuvres autant d’importance qu’à ses huiles sur toile. Enfin, exposition surprenante de par son parti-pris, car le commissariat d’exposition a choisi de ne pas montrer le tableau sans doute le plus connu du peintre, le Cri (d’où le titre de l’exposition), qui pour le commun des mortels est représentative de son oeuvre et de ses thèmes de prédilection : la maladie, la mort, la tristesse. A travers cette exposition, c’est donc une autre facette de Munch que la Pinacothèque souhaitait présenter au grand public.
C’est par ailleurs avec un oeil critique que je me suis rendue à cette exposition, car fraîchement armée d’arguments sur la manière d’exposer, tant au niveau de la conception scientifique de l’événement que de la scénographie. En effet, pour moi qui travaille dans le domaine de l’action culturelle, c’était l’occasion de découvrir une exposition réalisée avec du temps, des bras, et beaucoup de moyens !  J’ai donc pris soin de lire les textes et les cartels en entier, de prêter attention à la mise en perspective des oeuvres, bref, d’apprécier l’exposition dans son ensemble. En conclusion, je peux dire que j’ai beaucoup aimé cette rétrospective de l’artiste norvégien, qui faisait figure de précurseur pour son époque (fin XIXè-début XXè) en s’ouvrant à d’autres formes artistiques que la peinture, et notamment à la photographie ou au cinéma. J’ai par ailleurs préféré à ses gravures ses toiles, et en particulier les portraits d’enfants, plus que les paysages, car ils témoignent d’une force émotionnelle particulière.

Shifue.

Lyon BD Festival 5#

Rencontre avec les auteurs et dédicaces – Palais du Commerce

Nous voilà à Lyon pour une journée de folie. Au programme le maître mot est BD ! Alors déjà ce qu’il faut dire c’est qu’un voyage qui débute en Saxomobile ne peut-être qu’un voyage réussi. On s’assied, on est bien, on écoute de la musique fenêtre ouverte, on éteint la musique parce qu’on l’entend pas, et on roule cheveux au vent, surtout Shifue. Si avec ça vous avez pas l’eau à la bouche, je comprends pas. Bon, bref, après cette balade fantastique nous voilà dans cette très jolie ville de Lyon. Déjà une chose qui nous a frappé, nous qui sommes plutôt amoureux des livres, c’est que visiblement dans cette ville on lit. C’est incroyable le nombre de librairies qu’on y trouve, chaque rue a sa boutique. Nous y avons trouvé également une boutique de bds d’occaz. C’est un capharnaüm tenu par un drôle de personnage. On y trouve des bds en veux tu en voilà, des cds et vinyls ! Le truc fou c’est que le mec est chez lui, il fume, ses potes fument, cherchez l’erreur. Nous reviendrons également de ce lieu avec une belle anecdote concernant les repas et les quantités servies, de quoi manger pour une semaine 🙂
Nous étions là pour le 5ème festival. Il se déroulait dans un très beau bâtiment de la place de la bourse, très beau mais peu propice à l’exercice des dédicaces car les tables étaient trop proches les unes des autres. Au menu : des auteurs et pas des moindres ! Y’avait la famille Jouvray, oui vous ne rêvez pas, les papas et mamans de Lincoln. Enfin un rêve se réalisait, je les ai vus, ils m’ont fait 2 dédicaces, je peux aller mourir tranquille (je blagueux, y’a des trucs plus importants dans la vie, euh par exemple y’a l’équipe de France de foot. Quoi j’ai dit une connerie ?). Donc les Jouvray sont franchement sympas et je suis content de les avoir rencontrés. Par contre, mauvaise nouvelle si vous attendez un tome 7 du cow-boy solitaire – non pas Lucky Luke – faudra attendre au moins 2 ou 3 ans. Comment vais-je tenir ? Je suppose que Shifue vous parlera de son coup de cœur du festival, elle le fera beaucoup mieux que moi. Il y avait aussi Trondheim, mais je n’ai même pas essayé d’avoir une dédicace vu le nombre de personnes qui étaient là avant moi.
Par contre j’ai trouvé l’organisation très moyenne. Déjà c’est la première fois qu’on payait pour un festival, soit, pourquoi pas si le service rendu est au rendez-vous. Mais déjà le site internet était mal fait, on ne trouvait aucune info, ou du moins jamais simplement.  Nous avions prévu le coup pour les longues files d’attente, nous avions de petits tabourets pour patienter. C’est à Nîmes que nous avions vu ça et nous avions trouvé l’idée parfaite. Eh bien, figurez vous qu’un pseudo-vigile à oreillette nous a demandé ou ordonné plutôt de nous lever et de rester debout, soi-disant pour des questions de sécurité. Le pauvre, il avait raté le concours de la police et se sentait probablement le boss. Quant aux tables disposées pour les dédicaces, c’était mal fichu. Faudrait peut-être qu’ils revoient leur copie pour les année à venir.

Doy.

Et bien en ce qui me concerne, j’étais ravie de partir en ballade avec mon amoureux dans une ville que je ne connais finalement pas beaucoup mais qui possède de nombreux charmes, comme une multitude de librairies plus attirantes les unes que les autres (la concurrence doit être rude !).
S’agissant du Salon lui-même, en effet, je n’ai pas trouvé l’organisation au top, ni les organisateurs très accueillants… Et pourtant, on sentait que c’était une affaire qui tournait pour les libraires présents, qui ont dû faire un maximum de ventes. Espérons au moins  que cela profite aux auteurs… En parlant d’auteurs, justement, comme vous l’a dit brièvement Doy, j’ai fait une découverte qui m’a ravie et rien que pour cela je suis contente d’être allée à ce Festival. Il s’agit d’Olivier Supiot, et notamment de sa série « Les aventures oubliées du Baron de Münchhausen ». Non seulement il s’est prêté au jeu des dédicaces avec beaucoup de gentillesse, mais il a pris le temps de faire des dessins superbes et de nous livrer quelques éléments sur sa façon de travailler. J’avoue que j’aimerais bien un jour pouvoir m’offrir quelques-unes de ses planches, mais pour l’instant elles ne sont pas à vendre.  Et on le comprend, car il doit être difficile de s’en séparer. Je vais tout de même rester à l’affût ! Au final, je dirai que le fait de participer à ce type de festivals donne envie d’y retourner, ne serait-ce que dans l’espoir de faire d’aussi agréables rencontres littéraires et humaines…

Shifue.

9è Salon européen de la BD à Nîmes

Rencontre avec les auteurs et dédicaces – Jardins de la Fontaine

Nous voilà repartis samedi à la rencontre d’auteurs de BD invités au 9è Salon européen de Nîmes, qui se tenait dans les magnifiques Jardins de la Fontaine. Belle journée de printemps, presque chaude, et un programme chargé pour Doy qui souhaitait faire dédicacer quelques albums. Arrivés en fin de matinée, nous avons été surpris par le monde déjà massé sous les tentes installées en plein air sur la grande esplanade. Ici, contrairement au Festival de la BD d’Aix-en-Provence, les séances de dédicace étaient beaucoup plus encadrées : un album acheté donnant droit à deux dédicaces. De manière générale, j’ai trouvé que l’ambiance était moins bon enfant qu’à Aix (qui l’eût cru ?), surtout au niveau de l’accueil du public. Celui-ci était plus diversifié, avec des jeunes et des moins jeunes, là où la moyenne d’âge à Aix tournait plus autour de 35-40 ans.
Je n’ai pas fait de découverte particulière sur ce Salon, mais je suis contente d’avoir pu faire dédicacer « Michel chien fidèle » par le dessinateur Mic, vraiment très gentil, et qui a dessiné un joli gâteau d’anniversaire pour le petit garçon auquel l’album était destiné. En revanche, son voisin Coll était vraiment très désagréable ! Comme quoi, l’univers de la BD est un fidèle reflet de la société.

Shifue.

Quant à moi je dois dire que j’ai eu la chance d’avoir de jolies dédicaces. Comme le dit très bien Maître Shifuenette, nous sommes arrivés en fin de matinée et nous avons été surpris par toute cette foule et ces queues interminables pour les dédicaces. C’est donc « broucouilles » comme on dit dans le bouchonnois que nous sommes allés déjeuner, face aux magnifiques arènes de Nîmes. Nous avons donc anticipé et nous sommes mis dans la file de Romain Hugault qui commence à avoir une grosse notoriété. Nous avons eu le nez creux car la file a vite grandi et je ne sais pas si j’aurais eu le courage de rester derrière 20 ou 30 personnes. J’ai donc réussi à avoir 4 dédicaces (deux d’Hugault, une de Durand et une de Brahy), aidé par Shifue, qui, je dois bien le dire, a été parfaite. Oui comme toujours 🙂 Une fois n’est pas coutume, je suis à 100% raccord avec Shifue, j’ai trouvé l’ambiance moins bon enfant qu’à Aix, plus « usine ». Quoi qu’il en soit, je suis content de revenir avec ces nouvelles bds à me mettre sous la dent.

Doy.

Festival BD à Aix en Provence

Rencontre avec les auteurs et dédicaces – Cité du livre

Grande première pour Shifue & moi ce samedi 10 avril, nous nous sommes rendus à Aix-en-Provence pour y passer une journée dédiée à la bd. J’aime lire des bds, je m’y intéresse depuis déjà quelques années sans jamais avoir franchi le pas, celui de pousser les portes d’un festival et d’aller à la rencontre des auteurs. Et bien ce que je peux en dire c’est que ce moment m’a bien plu. Nous avons eu des dédicaces de plusieurs d’entre eux et il faut avouer qu’ils ont tous été très sympas. En fait une dédicace bd n’est pas une dédicace de roman, ça prend plus de 10 secondes, alors les auteurs prennent le temps de vous parler, de vous poser des questions. De notre coté on peut voir quelles sont les techniques employées par chacun : crayonné, encrage, gouache etc. et surtout se dire « ouah quel résultat !!! ». Pour avoir parlé plus longuement avec l’un d’eux (Rivera pour ne pas le citer) c’est un gros boulot : cours d’anatomie pour peaufiner les personnages, 12 heures de boulot par jour, c’est pas juste des mecs qui griffonnent sur des carnets en buvant des binouzes…
Quoi qu’il en soit cette ambiance simple et bon enfant, ces auteurs qui prennent le temps avec un mot gentil, ça donne tout simplement envie de revenir dans ce genre de festival rapidement. Ci-contre la dédicace de Rivera pour l’album Le vol des anges tome 1.

Doy.

Très agréable moment en effet, et pas seulement parce qu’il s’agissait d’une vraie belle et chaude journée de printemps…
Si je suis pour ma part cliente des salons du livre, je n’avais jamais participé à un salon de la BD. Je dois dire qu’une fois encore je me suis laissée guider par la beauté des dessins ; et j’ai craqué sur deux auteurs : Chloé Cruchaudet (voir la dédicace ci-contre) et Philibert, dessinateur d’un album dont l’histoire se déroule sur fond de tango argentin. J’ai trouvé moi aussi que les auteurs étaient vraiment sympas et très abordables, même si la séance dédicace ne met pas forcément à l’aise (surtout si l’on vient juste de découvrir un auteur et que l’on ne connait pas son oeuvre…).
A quand le prochain salon de la BD ? On sait déjà où l’on sera dans 15 jours…

Shifue.