Lincoln – Le fou sur la montagne

Tome 7 – O., J. et AC. Jouvray – 2012 – Paquet – 46 planches

Lincoln is back ! Nous le retrouvons pour ce 7ème opus le cow-boy solitaire et nouvelement barbu en train de chasser l’ours à sa façon dans les montagnes enneigées. Le méthode employée n’est pas à conseiller à tout le monde puisqu’elle consiste à se laisser attaquer par l’animal et s’engager dans un corps à corps. Le décor est planté. On se rappelle que notre héros est immortel et lui aussi pour le coup. Tout se passe bien pour lui, il chasse, vend ses peaux, s’achète de l’alcool avec l’argent gagné, se saoule, cuve et la boucle est bouclée. Sa vie semble lui convenir parfaitement jusqu’au jour où un « illuminé » en robe de bure convainc les autorités d’interdire la vente et la consommation d’alcool. C’en est trop pour Lincoln qui ne l’entend pas de cette oreille et va vite reprendre – ou essayer de reprendre – les choses en main, à sa manière. Pour se faire il sera aidé par deux acolytes alcooliques plus qu’improbables…

Alors vous savez que je suis un grand fan de Lincoln depuis longtemps déjà. Ce tome 7 était attendu par beaucoup de monde depuis maintenant 3 ans. Retour gagnant ou pas ? Et autre question est-on objectif quand on est fan ? Entendez par fan quelqu’un qui aime vraiment bien cette série, pas le mec fa-natique. C’est vrai que je l’attendais depuis un paquet (jeu de mot…) de temps cet album. Alors quand elle arrive on se sent un peu fébrile. Déjà ça fait plaisir de retrouver le même bonhomme renfrogné, bourru, grincheux mais tellement attachant. Découvrir de nouvelles têtes fait également plaisir, surtout les 2 acolytes de Lincoln qui valent le détour. L’humour caustique est toujours présent, c’est toujours cinglant, ça va droit au but. Je pense en revanche qu’à force de connaitre le personnage on s’habitue à lui et à sa dialectique, on est moins étonné du ton donné. J’ai trouvé que Dieu et le Diable étaient moins présent que par le passé dans ce tome. Ils jouent un rôle nettement moins important, même si la dernière case laisse présager d’une nouvelle vie à Lincoln. D’ailleurs la dernière planche ouvre carrément la porte à la suite des évènements ce qui me fait penser que ce tome 7 serait presque un album de transition, de remise en route ? Quoi qu’il en soit moi je suis toujours aussi bon public pour le travail de la famille Jouvray. Je n’ai pas été déçu et j’attends la suite avec une impatience non- dissimulée. Si comme moi vous aimez Lincoln et si vous avez quelques kopecks de coté, les planches de ce tome sont visibles et à vendre chez Bleus et originaux, à Lyon.
A ma question retour gagnant ou pas, je dirais : OUI !!! 🙂

Pour lire nos anciens posts sur cette fabuleuse série c’est ICI

Note : 5/5 

Doy.

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Nous ne serons jamais des héros

O. Jouvray, F. Salsedo, G. Salsedo – 2010 – Le lombard – 80 planches

Mick n’est pas à proprement parler un foudre de guère, il ne court pas après le boulot, le boulot ne court pas après lui non plus. Nous le retrouvons avachi sur son canapé en train de regarder la téloche, la table de salon est dégueu, Mick est en caleçon et commente intérieurement ce qu’il voit dans la boîte. Il attend que sa vie devienne exaltante, mais rien ne vient ! Un événement douloureux va cependant permettre de briser cette spirale infernale : le décès de sa grand-mère. C’est à l’enterrement que Mick retrouve sa sœur, bourgeoise avide de réussite et surtout d’argent, et son père à qui il n’a pas parlé depuis longtemps, homme veuf depuis 25 ans suite à un accident de la route. Depuis cette date il traîne difficilement sa jambe blessée, son corps meurtri et surtout son âme, jamais remise de ce drame. Il est devenu acariâtre, associable et tout est prétexte à râler. C’est malgré tout le père de Mick qui fera le premier pas en lui proposant de l’accompagner autour du monde, sur les traces de son passé, de ses souvenirs. Mick devra épauler son père, faire ce qu’il lui demande quand il le souhaite, en échange de quoi il aura un gros paquet de billets au retour. Bien que cela ressemble à un cadeau empoisonné, le jeune homme sans ressources accepte.
J’ai découvert cette bd au Festival de Lyon, lors de la séance de dédicaces. Olivier Jouvray mettait un petit mot sur mes bds de Lincoln (oui je sais y’en a qui vont dire que je fais encore de la pub au cowboy malpoli) mais était aussi là pour la bd sus-nommée. Je dois dire qu’au premier abord je n’ai pas accroché avec le style des frères Salsedo. Je pense que c’est souvent ce qui arrive quand on voit des dessins avec un style très personnel et qu’on y est confronté pour la première fois. Toujours est-il que ce premier rapport ne m’a pas donné envie de m’y plonger immédiatement. C’est seulement 3 mois plus tard que je lis cette histoire. C’eut été dommage d’attendre encore plus car j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu hier soir, pour plusieurs raisons. D’abord le thème abordé me touche particulièrement, je ne vais pas rentrer dans le détail mais nous dirons pour faire court que le sujet me touche (je suis pas le seul à n’en point douter). Ces quelques 80 planches, outre le fait qu’on prend plaisir à les lire, font bigrement réfléchir. Comment ne pas réagir quand on comprend les attentes de ces deux hommes, chacun restant campé sur ses positions. J’ai aimé ces dialogues incisifs, cinglants, le tac au tac des répliques, l’humour pointant le bout de son nez parfois. Oui, vraiment un sujet qui me parle et une histoire qui a du fond, qui raconte quelque chose, bref ça change des scénars light bouclés à la va comme j’te pousse… Je me demande quand même si parfois je suis pas trop bon public, voire avec « à priori positif certifié » en ce qui concerne Olivier, peut-être parce qu’il est déjà passé ici sur ce blog. Nan sérieusement je pense ce que j’écris, et puis je suis pas payé en bds pour le dire alors !! Le dessin maintenant, celui là même qui me motivait moyennement à Lyon. Eh bien je vais vous surprendre mais j’ai trouvé qu’il y avait une cohérence entre le trait et l’histoire ce qui fait que j’ai vraiment accroché au final sur ce style que je ne connaissais pas. J’ai aimé les « niflettes » façon manga quand les personnages dorment. Les bagnoles pas super bien réalisées m’ont plu aussi, je sais pas comment dire, ces traits pas vraiment précis mais très plaisants. qui donnent une homogénéité certaine. Si après ça j’ai pas une dédicace de folie quand je verrai les auteurs en séance de dédicaces je comprends plus… En toute honnêteté lisez cette bd émouvante, vous serez touché par tout cet amour entre un père et son fils, qui bien souvent arrive quand il est trop tard…
A mon papa qui, peut-être, lit cette bd là haut…

Note : 5/5

Doy.

La pès rekin

Tome 1 – S. Presle, J. Jouvray, AC. Jouvray – 2010 – Futuropolis – 60 planches

Cette histoire commence par une scène où un homme sortant d’une voiture, une machette à la main, va capturer des chiens pour les mettre dans un sac en toile de jute. Cet homme c’est Phil (ou Philippe), un homme seul – sa femme l’a quitté – malade, alcoolique qui semble au bout du rouleau. Pour gagner quelques euros il pèche le requin, et ses appâts sont des chiens dont il coupe la patte pour que le sang coule afin d’attirer les squales. Ses requins ne servent que de décoration aux buffets des grands restaurants locaux, pour finir l’heure suivante dans des conteneurs de poubelles. Phil fait la « connaissance » d’un jeune garçon qui se prénomme Nelson. Il vit dans les bidonvilles avec ses parents et sa sœur, il n’aime pas aller à l’école et préfère plutôt trainer dans les rues avec un copain junky. Suite à une énième correction de son père violent, Nelson s’enfuit de la maison en volant au passage les maigres économies familiales. Il dort sous les ponts et remarque un soir cet homme qui capture des chiens, dont sa chienne : Papaye ! Il retrouve la trace de cet homme qui va le séquestrer dans son garage. La peur gagne Nelson, que lui arrivera-t-il ?
Comme le dit Jérôme Jouvray dans son blog, la Pès Rekin fait partie des 140 bds qui viennent de sortir lors de cette rentrée. Difficile donc de se démarquer au milieu de toutes ces nouveautés, notamment avec Blacksad, Le Scorpion ou encore un nouveau Sfar, ‘Chagall en Russie’. Moi je l’attendais car comme vous avez pu le lire dans les posts précédents, j’aime le travail du dessinateur lyonnais. Bon vous vous dites, il va encore mettre un 5/5 alors pourquoi lire, il va dire que c’est bien, que c’est beau : allez au suivant ! Mais noooon reviens je vais t’expliquer un peu ce que j’ai pensé. Bon déjà il faut savoir que c’est une histoire dure, on ne rigole pas, on se dit plutôt qu’il y a de la misère partout et que c’est bien triste. En refermant la dernière page on se demande ce qu’il va advenir du jeune Nelson et comment ça va se terminer. Allez faites nous une fin à la Scoubidou, faites nous un happy end… L’utilisation du créole donne à cet histoire une touche plus réelle, on se sent au cœur de l’action même s’il faut souvent recourir au lexique se trouvant à la fin de l’album. Les dessins sont bien réalisés, cette façon de dessiner me plaît toujours autant, Jérôme a son style à lui et il le maîtrise, toujours épaulé par sa femme qui met parfaitement en couleurs ses belles planches. Ah oui, et page 36, il court bien à l’amble ce garçon, comprenne qui veut 🙂 J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de planches assez sombres, comme l’histoire au fond. Le tout est homogène et on attend le tome 2 avec impatience. Ah oui d’ailleurs, « quand est-ce prévu pour » le tome 2 ?

Note : 4/5

Doy.

La région

L’intégrale – D Roland, J Jouvray, AC Jouvray – 2001 à 2005 – Paquet – 138 planches

La Nation se compose de plusieurs Régions et il en est une qui fait parler d’elle. Cette Région là se compose de villes et villages pittoresques comme Village Natal, Bourg sur Ville, Lieu Commun, Lieu Dit ou encore Molasse. Les spécialités régionales sont la Proutasse de montagnes (fromage assez particulier et odorant tenu sous cloche, 50% vaches maigres, 50% brebis galeuses) et le pâté de crêtes (plat tiré des ancêtres glorieux sur leur chemin d’aventure, forcés d’abandonner leur chargement de poulets pour n’en garder que les crêtes). Le ministre des affaires frontalières et sa collaboratrice mademoiselle Elysée se rendent sur place pour tenter d’enrayer la spirale de violence qui met face à face les indépendantistes à la gouvernance en place. Deux mouvements se déchirent. D’un coté Alain Lheureux et son MPLR qui se pâme devant les spécialités locales et qui vendrait sa patrie aux touristes. En face, le MILR du père Quidam, des agités de la contrebande, le genre idéaliste soumis à un seul et unique but : demain doit être comme hier. Mais les jeux sont déjà faits, un groupuscule armé se forme et prend en main cette terre de traditions oubliées et beaucoup de choses vont changer.
Pour commencer il faut que je vous explique comment je suis tombé sur cette série, c’est très simple. Le dessinateur n’est autre que Jérôme Jouvray et comme j’aime particulièrement son travail (comme celui de sa famille) je me suis dit qu’il fallait que je lise ça. Il a collaboré d’ailleurs pour cet album avec Denis Roland, avec qui il avait déjà travaillé sur Toile Cirée, que je n’ai pas encore ouverte. Maintenant un nom ne fait pas tout, je vais essayer de vous livrer sincèrement ce que j’en ai pensé, sans avoir en tête les 6 tomes de Lincoln. La réalité rattrape souvent la fiction, ici une région souhaite se séparer de sa nation pour voler de ses propres ailes en reprenant les traditions ancestrales, à savoir la contrebande et le braconnage ! Donc vous l’aurez compris, la Région traite ici de régionalisme radical, extrémiste… Après avoir pris le pouvoir, les putschistes mettront d’ailleurs en place de nombreuses frontières pour bénéficier des droits de douane et se faire beaucoup d’argent. C’est traité de façon loufoque et humoristique, tout est inventé mais les choses sont bien dites et même si personne n’est cité, on devine aisément qu’on ne parle ici du Nord-pas-de-Calais (au passage je fais un coucou à cette magnifique région où l’on a dans le cœur le soleil qu’on n’a pas dehors…). On met le doigt ici sur les dérives de tels comportements, au début la scission se fait entre la nation et la région. Une fois l’indépendance acquise ce sont des clans qui se forment, puis de minuscules groupuscules qui revendiquent le droit exclusif d’arborer une queue de lapin comme emblème etc. Comme vous l’aurez compris le scénar est béton, je crois cependant que c’est mieux de tout lire à la suite, pour ne pas perdre le fil. Je trouve également que les planches de J Jouvray apportent beaucoup à cette histoire, les traits restent simples mais parfaitement efficaces. Il y a vraiment un style Jouvray reconnaissable d’emblée, une touche toute personnelle qui me plait. Pour finir je ne résiste pas à l’idée de vous donner quelques répliques ou phrases trouvées tout au long de ma lecture. « Il est interdit d’autoriser ». Puis un groupe armé parlant du nouveau pouvoir révolutionnaire en place : « Depuis que le marché de la lumière bio a explosé, il (le boss) s’en met plein les poches avec nos lucioles », on parlait déjà du bio… Enfin, le ministre parlant de l’homme tronc qui coupait des arbres : « Vous savez, un chêne n’est jamais qu’un gland qui a réussi ». Pour finir, et ensuite je vous laisse dévaliser les sites de vente en ligne, j’ai lu dans le blog bd du nouvel Obs que l’intégrale de cette série a été bloqué à la frontière espagnole (puisqu’il est imprimé la-bas) par une grève des transporteurs. On imagine donc les transporteurs plongés dans ces histoires de frontières, quand la fiction se fait rattraper par la réalité !!!

Note : 4/5

Doy.

Lincoln

Tomes 1 à 6 – O., J. et A.-C. Jouvray – Paquet


Ca y est, enfin ! Je peux enfin comprendre pourquoi Doy est tombé raide fan de cette série qui m’était bien évidemment totalement inconnue, et qu’il a dévorée plus vite que son ombre. En effet, clouée chez moi pour cause de syndrome infectieux – on n’en saura pas plus, merci le corps médical – j’ai donc du temps à revendre et en profite pour bouquiner, flâner, buller, rêvasser… Mais je m’éloigne de mon sujet… Que dire de plus, à propos de Lincoln, que Doy dans ses posts précédents ? D’abord que j’ai adoré moi aussi, en premier lieu pour cet humour si particulier fait d’ironie, de cynisme, toujours bien adapté aux circonstances. Que j’ai aimé suivre cet anti-héros tout au long des six tomes déjà parus, Lincoln étant tout sauf un personnage auquel on penserait pouvoir s’identifier à première vue, bien vu justement ! Que j’ai trouvé excellents les personnages de Dieu et du Diable, qui font leurs petits arrangements et leurs petites combines sur le dos des pauvres mortels que nous sommes… Un petit air de blasphème, mais quand on y réfléchit bien… Et puis, force est de constater que la famille Jouvray est plutôt fortiche pour nous embarquer comme ça sur une série qui jamais ne s’essouffle, c’est suffisamment rare pour le souligner. Bref, j’ai bien ri et je pense moi aussi que je relirai de temps en temps un tome par ci par là, juste pour me remettre en mémoire quelques expressions particulièrement bien trouvées.


Note : 5/5

Shifue.

Lincoln

Tome 5 & 6 – Famille Jouvray – 2003/04 – Paquet – 2×46 planches

Nous retrouvons Lincoln à l’arrière d’un diligence conduite par Dieu lui même, il se réveille et son premier mot est : chier ! Cet épisode nous amène au Mexique, exit New-York ou la prison, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on voyage. Bien sûr, le jeune cowboy va vite se retrouver dans un plan foireux qui va lui faire prendre des coups et c’est ça qu’on aime au fond. Et la belle Paloma va débarquer pour lui sauver la mise. Mais que se passera-t-il entre ces deux là ?
Vous l’aurez compris en lisant mes autres posts sur cet anti-héros, avant même d’ouvrir un tome je suis déjà conquis. La question que je me pose d’ailleurs est la suivante : si la famille Jouvray nous faisait 1 grosse bouse, m’en rendrais-je compte ? J’ose espérer avoir encore un sens suffisamment critique pour cette série que j’adore. Ceci dit, ben j’ai aimé une fois de plus… Et pourquoi donc est-ce que cette série m’éclate autant ? Vaste question qui mérite d’être posée et à laquelle je vais essayer de répondre. Tout d’abord, j’ai vraiment l’impression que les auteurs ne se prennent pas au sérieux, et ce même après les 4 premiers tomes qui ont visiblement été des succès (je crois d’ailleurs que le tome 1 en est à sa sixième édition). Ensuite, j’aime ce héros nihiliste qui ne ressemble pas à Lucky Luke, qui jure plus qu’il ne parle et qui a aux basks Dieu et Satan. Ca doit pas être facile facile d’avoir deux gugusses pareils qui commentent tous ses faits et gestes, perso je serais pas fan. Pour finir, les dialogues sont incisifs, les répliques fusent, bref ces bulles mettent en valeur le dessin et le dessin sert les dialogues, la boucle est donc bouclée. Bon ça c’est ce que je pense de façon générale de cette série. Et si on parlait de ces 2 tomes spécifiquement ? Allez suivez moi. Ce qu’il y a de nouveau dans ces 96 planches c’est la présence féminine et c’est totalement inédit. Elle s’appelle Paloma, elle est belle et bien sur Lincoln va avoir un filet de bave à la commissure des lèvres dès qu’il la verra. Cette présence féminine apporte vraiment de la fraîcheur à ces tomes. Une autre nouveauté est à noter, ce sont les planches qui passent de 3 à 4 lignes, c’est à dire qu’on a environ 33% d’histoire en plus en 46 pages. C’est pas de la balle ça ?
En revanche j’ai gardé une mauvaise nouvelle pour la fin, Jérôme Jouvray m’a dit lors d’un séance de dédicaces qu’ils ne prévoient pas de suite avant au moins 2 ou 3 ans. Oui c’est triste mais il faut espoir garder, un jour il reviendra seul ou mal accompagné pour nous ravir à nouveau…

Note : 5/5

Doy.

Lincoln – Châtiment corporel

Tome 4 – Famille Jouvray – 2006 – Paquet – 46 planches

On retrouve Lincoln là où on l’avait laissé, à New-York, 3 ans après la fin du tome 3. Le cowboy est toujours policier – ripoux surtout – et a pris pas mal de gras (y’avait des Mc Do déjà à l’époque ?). C’est lors d’une descente dans laquelle il en profite pour mettre la main sur un beau butin que nos amis Dieu et Satan reviennent lui faire coucou. Tout ça ne sent pas bien bon et pour cause, le chef de la police arrive pour passer les menottes au héros à cause de ses méthodes douteuses et surtout pour ses divers trafics. Après un procès haut en couleur – en effet Lincoln va en profiter pour livrer les petites combines de tous les puissants de la ville – le jeune homme va entendre la sentence : 200 années de travaux forcés ! C’est donc dans une prison que va se passer cette nouvelle aventure, et quelle prison…
D’abord et avant toute chose cet album est pour moi un petit trésor et ce même avant de l’avoir lu. Je m’explique. En effet je l’ai acheté d’occaz sur un site de petites annonces et il est dédicacé par les auteurs et ça c’est de la boulette. En plus c’est une édition originale, que demande le peuple ? Et le contenu me direz-vous ? Oui je comprends car vous vous ne pouvez que le lire, à moins que je ne scanne la dédicace pour que vous en profitiez, je vais réfléchir. Donc ce quatrième tome est-il toujours aussi bien que les trois premiers ? Selon moi oui, et comment ! Certes je pars maintenant avec un a priori forcement positif quand j’ouvre ces albums mais il faut reconnaitre que la famille Jouvray fait des merveilles. Tout y est, je trouve le dessin bien réalisé. Le scénario sert admirablement ce trait, à moins que ce ne soit le trait qui serve l’histoire, je sais plus en fait, c’est juste hyper réussi. Lincoln est toujours aussi cynique et j’adore. Quant au couple dual Dieu/Satan il est encore au rendez-vous. Je veux liiiiiiiiiire le tome 5. Sauf que je me rapproche petit à petit du tome 6 et d’après ce que je peux lire de droite et de gauche il n’y a toujours pas d’opus 7 annoncé alors je déguste…

Notre : 5/5

Doy.